Les Américains redécouvrent Tremblant

Pour la relâche scolaire américaine, qui a lieu... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Pour la relâche scolaire américaine, qui a lieu en ce moment, le taux d'occupation des hôtels de Mont-Tremblant affiche une hausse par rapport à l'an dernier, et les commerçants sont optimistes pour les prochaines semaines également.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

«Les visiteurs américains sont plus nombreux cet hiver», lance tout de go Éric Trudel, directeur général de Tourisme Mont-Tremblant, le syndicat d'initiative touristique de la région.

On se doutait que la récente plongée du huard allait rendre la destination populaire auprès des skieurs du nord-est des États-Unis, eux qui se sont fait désirer à Tremblant depuis la récession de 2008. Or, leur retour se confirme bel et bien, tant sur les pentes que dans les rues de Saint-Jovite, le centre-ville de la ville de Mont-Tremblant.

«Pour la première fois depuis longtemps, j'ai vu beaucoup de plaques américaines pendant le temps des Fêtes», dit Konrad Kubiak, président de Re/Max Tremblant, actif dans la région depuis plus de 30 ans.

Depuis le 1er novembre 2014, le dollar canadien est passé de 0,88$US à 0,80$US. En un an, le huard a cédé 0,11$US.

«Dans le temps des Fêtes, il y a eu 9% d'Américains de plus qui sont venus visiter nos bureaux d'accueil touristique pour poser des questions et savoir ce qu'il y avait à faire dans la région», se réjouit M. Trudel, tout en reconnaissant que le redoux avait fait augmenter l'achalandage, les visiteurs devant se creuser la tête pour occuper leur temps libre.

Même son de cloche du côté de la Chambre de commerce locale. «On a eu une excellente période des Fêtes, confirme sa directrice générale, Isabelle Plouffe. Tout a bien roulé, poursuit-elle, les commerçants et les restos sont très optimistes pour les semaines à venir.»

Les nuitées en hausse

Les astres paraissent parfaitement alignés pour la station de sports d'hiver. La combinaison irrésistible d'un dollar américain fort, jumelé à un prix de l'essence bon marché, fait en sorte qu'il en coûte moins cher aux Américains pour séjourner à Tremblant et ceux-ci se passent le mot.

La relâche scolaire américaine - ce que l'industrie touristique appelle «la Washington Week» - bat son plein du 14 au 22 février et le taux d'occupation des hôtels de la ville affiche une hausse de 4% par rapport à la relâche scolaire de 2014. «Le taux d'occupation approximatif tourne autour de 90% pour la période», dit M. Trudel.

Au centre de villégiature à proprement parler, le nombre de nuitées réservées à la Station Tremblant bondit de 9,5% en comparaison avec la relâche américaine de 2014. «On observe aussi une augmentation de la durée moyenne de séjour de 3,6%», dit Pierre-Alexandre Legault, porte-parole de l'Association de villégiature Tremblant. «On s'attend à afficher complet», ajoute Steve Lafave, premier directeur immobilier chez Intrawest à Tremblant.

La station compte 1900 unités d'hébergement offertes en location, sur les 2800 logements bâtis sur son territoire.

À compter d'aujourd'hui, les relâches scolaires des États-Unis, du Québec et de l'Ontario se succèdent jusqu'au début d'avril. Le froid aidant, les citadins ont la tête aux sports d'hiver et les conditions de ski s'annoncent excellentes.

Les hôteliers sont même en avance dans leurs réservations pour le week-end de Pâques, du 4 au 6 avril prochain, souligne M. Trudel.

Un autre facteur encourage le déplacement des Américains. L'aéroport de Tremblant est desservi pour la première fois cet hiver par Air Canada. «En partant de l'aéroport Pearson de Toronto [la plaque tournante d'Air Canada au pays], ça permet à des Américains et à des gens en provenance de partout dans le monde de changer de vol à Toronto pour s'en venir à l'aéroport international de Mont-Tremblant», explique Steve Lafave.

Les épreuves de triathlon ironman, en été, ont aussi contribué à la notoriété de la station auprès de la clientèle américaine et étrangère.

Un rapide survol des ventes des six derniers mois à la Station Tremblant indique que les Américains ne se sont pas encore manifestés parmi les acheteurs, la baisse du huard étant sans doute trop récente. L'immense majorité des acquéreurs sont Québécois dans les 240 transactions récentes consultées. Une bonne minorité est constituée d'Ontariens de la région d'Ottawa. On a retrouvé la présence d'un faible nombre d'Européens.




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