L'euro perd un peu de terrain face au dollar

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Vers 5h30 (heure de Montréal), la monnaie unique européenne valait 1,0845 dollar, contre 1,0890 vendredi soir. la devise européenne avait atteint jeudi 1,1052 dollar, son niveau le plus élevé en trois semaines.

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Agence France-Presse
Londres

L'euro perdait du terrain face au dollar lundi, dans un marché empreint d'inquiétudes persistantes sur la situation grecque après un week-end de négociations entre Athènes et ses partenaires européens.

Vers 5h30 (heure de Montréal), la monnaie unique européenne valait 1,0845 dollar, contre 1,0890 vendredi soir. la devise européenne avait atteint jeudi 1,1052 dollar, son niveau le plus élevé en trois semaines.

L'euro tentait de se reprendre face à la monnaie nippone, à 129,82 yens contre 129,74 yens vendredi.

Le dollar progressait face à la devise japonaise, à 119,70 yens contre 119,14 yens pour un dollar vendredi.

«La Grèce se rapproche de plus en plus de la faillite car les négociations en cours avec l'Eurogroupe n'ont toujours pas débouchées sur une solution», relevait Markus Huber, analyste chez Peregrine & Black.

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, s'est déclaré confiant dimanche en «une fin heureuse» des négociations en cours avec ses créanciers pour la reprise de l'aide internationale, mais les investisseurs estiment que le bout du tunnel ne semble pas encore en vue.

Athènes doit absolument conclure un accord la semaine prochaine avec ses créanciers pour obtenir une nouvelle tranche de prêts, faute de quoi elle risque de ne plus pouvoir rembourser ses créanciers internationaux.

Dimanche, les experts de la Grèce, de l'Union européenne (UE), de la Banque centrale européenne (BCE), du Fonds monétaire international (FMI) et du Mécanisme européen de stabilité (MES) ont passé au crible à Bruxelles pour la deuxième journée consécutive la liste des réformes que doit présenter Athènes.

«Il reste beaucoup de choses à préciser avant de pouvoir soumettre une liste complète, détaillée et crédible», a prévenu une source européenne. «Les discussions sont intenses et la balle est dans le camp des Grecs, de même que le moment choisi», a ajouté cette source.

«Le rythme des négociations reste terriblement lent mais le fait que les discussions avancent est tout de même encourageant», commentait Lee Hardman, analyste chez Bank of Tokyo-Mitsubishi.

Cependant, «si les pourparlers étaient rompus, cela risquerait de peser sur l'euro», prévenait M. Hardman.

Du côté du billet vert, «un discours jugé prudent de la présidente de la Fed (Réserve fédérale américaine) Janet Yellen n'avait que peu d'impact sur le dollar», notait l'analyste.

Mme Yellen s'est ainsi vendredi montrée prudente vis-à-vis des perspectives de la première économie mondiale mais a tout de même rappelé qu'une hausse des taux, au plus bas depuis plus de six ans, restait prévue pour cette année.

La Fed «pense sérieusement» relever ses taux directeurs cette année, même si cette hausse pourrait «légèrement» freiner la reprise, a-t-elle dit.

Toute hausse des taux rendra effectivement le dollar plus rémunérateur, et donc plus attrayant pour les investisseurs, surtout que, dans le même temps, la plupart des autres banques centrales mènent des politiques d'assouplissement monétaire qui diluent leur monnaie.

Ces derniers jours, les indicateurs américains avaient été en demi-teinte voire décevants, semblant éloigner la perspective d'une hausse des taux. Le moral des ménages américains s'est notamment affiché en baisse en mars, selon l'estimation finale publiée vendredi par l'Université du Michigan.

Le dollar est également soutenu par un regain de tension au Moyen-Orient, où les cambistes surveillent avec inquiétude l'intervention d'une coalition menée par l'Arabie saoudite au Yémen contre des rebelles chiites houthis, qui menacent une des grandes routes du commerce maritime mondial.

Le billet vert est en effet prisé en période d'incertitudes économiques mais aussi de tensions géopolitiques car il est vu comme une valeur refuge par les cambistes.

Vers 5h39, la livre britannique gagnait un peu de terrain face à la monnaie unique européenne à 73,10 pence pour un euro, mais baissait face au billet vert à 1,4837 dollar pour une livre.

La devise suisse se stabilisait face à l'euro, à 1,0464 franc pour un euro, et baissait face au billet vert, à 0,9648 franc pour un dollar.




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