La recette du succès de Phoenix

Phoenix, en Arizona, arrive au premier rang en... (Photo Joshua Lott, archives Bloomberg)

Agrandir

Phoenix, en Arizona, arrive au premier rang en Amérique du Nord pour les investissements étrangers sur son territoire.

Photo Joshua Lott, archives Bloomberg

Sylvain Larocque
La Presse

Phoenix, en Arizona, arrive en tête de toutes les régions métropolitaines des États-Unis et du Canada pour ce qui est des investissements provenant de l'extérieur. Quelles sont les clés de son succès?

1. De généreuses mesures incitatives fiscales

Barry Broome, PDG du Greater Phoenix Economic Council, ne s'en cache pas: il mise beaucoup sur les avantages fiscaux pour attirer des investissements dans la capitale de l'Arizona. «Ici, une entreprise peut ramener son taux d'imposition à 0% si elle vend ses produits à l'extérieur de l'État», expose-t-il. Pour les autres entreprises, le taux d'imposition est de 4,9%, contre 9% en Californie et 8% au Québec.

«Nous faisons cela parce que les entreprises qui ont des activités de fabrication en Arizona créent des chaînes d'approvisionnement et d'autres formes de richesse, alors c'est dans l'intérêt de notre économie de les aider, explique M. Broome. Nous sommes plus gagnants avec un secteur d'exportation qui ne génère pas beaucoup de recettes fiscales qu'avec une industrie de consommation pleinement imposée et taxée.»

2. La proximité avec la Californie

L'Arizona profite largement de sa proximité avec la Californie, l'État le plus populeux du pays avec ses 38 millions d'habitants. La Californie est le premier investisseur en Arizona. Des géants de la côte Ouest comme Apple, Intel et eBay ont établi d'imposantes installations dans l'État, qui a beaucoup souffert de la crise immobilière de 2007. Le Canada arrive au premier rang des investisseurs étrangers en Arizona, devant le Mexique et la Chine.

3. Une bureaucratie efficace

Ces dernières années, l'Arizona a grandement simplifié les procédures administratives pour les entreprises qui souhaitent s'y installer. Sur son site web, l'Arizona Commerce Authority soutient que l'État jouit d'un «environnement réglementaire minimaliste».

«Apple a bénéficié d'avantages fiscaux considérables, mais en plus, l'entreprise a obtenu ses permis et a pu lancer ses travaux de construction en six jours à peine, affirme Barry Broome. Il est très facile de faire des affaires en Arizona. Les dirigeants de nos villes et de nos comtés traitent les entreprises comme des clients.»

4. Une approche bien coordonnée

Comme c'est le cas dans la plupart des régions, plusieurs organismes effectuent de la prospection d'investissements en Arizona. Ceux-ci s'assurent toutefois de bien coordonner leurs efforts pour éviter les chevauchements. «Nous formons une seule équipe, souligne M. Broome. Nous répartissons le travail entre les différentes agences de développement économique de façon à mieux répondre aux besoin des entreprises.»

5. Une main-d'oeuvre de qualité

La population de l'Arizona est relativement jeune et bien éduquée. La grande région de Phoenix compte pas moins de 500 000 étudiants sur une population totale de 4,2 millions. L'âge médian des habitants de Phoenix est de 35 ans, contre 37 ans pour les États-Unis dans leur ensemble. «Phoenix est au troisième rang des marchés les plus jeunes des États-Unis», relève Barry Broome.




À découvrir sur LaPresse.ca

Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer