Russie: le bitcoin dans le collimateur des autorités

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Agence France-Presse
Moscou

Les autorités russes ont décidé de renforcer la lutte contre les monnaies virtuelles comme le bitcoin, dans un contexte d'inquiétude croissante en Russie concernant le rôle des transferts électroniques de fonds dans le blanchiment d'argent.

Le Parquet général, dans un communiqué disponible lundi sur son site, s'inquiète de «la croissance de l'intérêt pour les monnaies virtuelles dans des buts de blanchiment de fonds obtenus par des voies criminelles».

L'institution indique avoir organisé une table ronde sur le sujet avec des représentants de la banque centrale, du ministère de l'Intérieur et des services de renseignements, au cours de laquelle il a été décidé de prendre «des mesures communes concrètes», non précisées.

Le Parquet général rappelle qu'en vertu de la législation en vigueur en Russie, le rouble est la seule devise valable en Russie et que l'emploi de «moyens de paiement anonymes et de monnaies virtuelles, dont la plus célèbre d'entre elles, le bitcoin» est interdit.

Il ajoute que bitcoin présente «un grand risque de perte» en raison d'une «valeur exclusivement spéculative».

En janvier déjà, la banque centrale russe avait mis en garde contre le caractère «spéculatif» du bitcoin. Inventée en 2009 et émise à partir de codes informatiques complexes, cette monnaie peut être stockée dans des portefeuilles électroniques et échangée de gré à gré via des plateformes sur internet contre des devises réelles, sans passer par le système bancaire.

Il est parfois présenté comme l'argent du crime en raison de l'opacité supposée de ce système.

Le lobby de la finance internationale, l'IIF, a jugé que l'avenir de cette devise était compromis par la difficulté de la réguler et par sa «très forte volatilité». Il avait perdu en décembre plus de la moitié de sa valeur en trois jours après avoir été banni des établissements financiers chinois.

Les paiements électroniques et les porte-monnaie virtuels constituent un marché en croissance très rapide en Russie. Ils attisent la convoitise dans le secteur bancaire mais suscitent la méfiance croissante des autorités qui y voient un canal de blanchiment prisé du crime organisé et des terroristes grâce à l'anonymat.

Un projet de loi sur le terrorisme prévoyant de fortes restrictions sur les transferts a été introduit en janvier à la Douma (chambre basse du Parlement) et doit être examiné dans les semaines à venir. Il a provoqué l'inquiétude des principaux acteurs du secteur financier ainsi que du commerce en ligne.




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