Draghi: il est «prématuré de parler de victoire» contre la crise

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«La reprise est là mais elle est faible, modeste et fragile. Il y a plusieurs risques, que ce soit financiers, économiques, politiques ou géopolitiques, qui pourraient rapidement mettre à mal cette reprise», a estimé jeudi le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi

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Agence France-Presse
Francfort

Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, a jugé jeudi «prématuré» de parler de «victoire» sur la crise économique qui sévit en zone euro depuis plusieurs années.

«La reprise est là mais elle est faible, modeste et fragile. Il y a plusieurs risques, que ce soit financiers, économiques, politiques ou géopolitiques, qui pourraient rapidement mettre à mal cette reprise», a estimé M. Draghi, lors de sa conférence de presse mensuelle, à l'issue de la réunion de politique monétaire de l'institution de Francfort.

«Il est encore prématuré de déclarer victoire», a-t-il résumé.

Mario Draghi a ajouté «vouloir observer la confiance rester pour un temps relativement long» dans la région avant de parler de victoire sur la crise.

Il a répété que la BCE se tenait prête à envisager «tous les instruments» de politique monétaire autorisés par les traités pour réagir à une éventuelle dégradation de la situation. Il a aussi réaffirmé que les taux d'intérêt de la BCE resteraient bas pour un long moment et pourraient même encore une fois être abaissés.

Jeudi, elle a décidé de laisser son principal taux directeur inchangé à 0,25%, son niveau le plus bas historique auquel il avait été porté en novembre.

Pour l'heure, M. Draghi s'est réjoui que la reprise, au départ uniquement soutenue par les exportations, «s'étende maintenant très progressivement à la demande intérieure».

Interrogé sur le niveau des prix, dont la hausse a encore ralenti en décembre, à 0,8%, soit loin de l'objectif de la BCE de la maintenir proche de 2%, et de l'éventualité que la zone euro sombre dans la déflation, M. Draghi a estimé qu'il confirmait pour l'instant le scénario établi par ses services d'une inflation basse pendant un long moment.

«Nous ne voyons pas de déflation», a-t-il affirmé. Mais si les perspectives venaient à se dégrader, «nous agirions», a-t-il ajouté.




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