Fed: il ne faut «pas attendre trop longtemps» pour relever les taux

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Une responsable de la Réserve fédérale américaine (Fed) a estimé vendredi qu'il ne fallait «pas attendre trop longtemps» avant de relever «progressivement» les taux d'intérêt aux États-Unis.

Dans un discours à New York, Loretta Mester, présidente de l'antenne régionale de la Fed de Cleveland, a répété qu'il lui semblait «approprié de continuer cette année à réduire graduellement le degré accommodant» de la politique monétaire.

«Attendre que toutes les données s'alignent parfaitement revient à attendre trop longtemps et à prendre le risque de devoir relever les taux de façon trop agressive à l'avenir», a ajouté Mme Mester, membre votant du Comité monétaire (FOMC).

Elle a aussi estimé que «retarder trop longtemps des hausses de taux à cause de la volatilité des marchés financiers qui n'affecte pas les perspectives économiques revient simplement à produire encore davantage de volatilité à l'avenir».

À cause de la faiblesse de l'économie mondiale et des turbulences sur les marchés financiers en début d'année, la Fed a préféré maintenir les taux inchangés en janvier et en mars, après les avoir relevés modestement pour la première fois en neuf ans en décembre.

La responsable de la Fed de Cleveland, réputée pour pencher plutôt du côté des «faucons» plus pressés de relever les taux que des «colombes», indique qu'elle s'est abstenue de contester la décision de la Fed en mars, laissant ainsi entendre que cela pourrait peut-être ne pas durer.

Un autre «faucon», en la personne d'Esther George de la Fed de Kansas City, avait exprimé sa dissension, préférant que les taux soient relevés fin mars.

«Je n'ai pas contesté (...). Même si j'estime qu'il sera approprié de poursuivre la voie de la normalisation cette année, j'ai admis que les données qu'on avait eues au premier trimestre étaient limitées», a-t-elle indiqué.

Dans un discours cette semaine, la présidente de la Fed Janet Yellen a pris un ton très prudent, alors que la banque centrale a abaissé à 2 au lieu de 4 le nombre de hausses probables cette année. Elle a préféré cette fois-ci utiliser le terme d'«ajustement» monétaire plutôt que celui de «normalisation» qui a disparu de son discours.




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