Le pétrole finit sur un bond

Le cours du baril de «light sweet crude»... (Photo Hasan Jamali, Archives AP)

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Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a gagné deux cents à 38,34 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont bondi en clôture vendredi à New York dans un marché semblant avoir basculé dans l'optimisme à neuf jours d'une réunion entre grands pays producteurs, perçue comme une chance d'amorcer un rééquilibrage de l'offre.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a gagné 2,46 dollars à 39,72 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), pour une progression de plus de 11% en quatre séances.

«Il n'y a rien de concret» pour justifier la hausse de vendredi, «mais les différentes actualités (sur la réunion du 17 avril) combinées à la baisse surprise des stocks de brut aux États-Unis ont changé l'état d'esprit du marché», a estimé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En dépit du scepticisme de nombreux analystes, les préparatifs de la réunion prévue à Doha, deux mois après que l'Arabie Saoudite et la Russie ont commencé à défendre l'idée d'un gel de production, continuent à donner de l'élan au marché. Elle doit réunir plusieurs pays producteurs, certains membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), d'autres non.

Selon Jasper Lawler, chez CMC Markets, le manque d'entrain des investisseurs à vendre avant cette réunion, au cas où l'Arabie saoudite et la Russie parviendraient à sortir de leur chapeau un gel de la production, explique la forte progression des cours.

Dans ce contexte général d'optimisme, la nouvelle baisse du nombre de puits en activité aux États-Unis (-8 unités) annoncé par Baker Hughes n'a guère influé sur les cours, venant juste confirmer les espoirs de baisse de la production américaine, ce qui contribuerait également à faire entrevoir une réduction des excédents.

En tout état de cause, «l'Iran continue à solder une production qu'il a fait augmenter pour récupérer des parts de marché, ce qui devrait largement compenser le déclin de la production américaine et contribuer à la prolongation des excédents d'offres par rapport à la demande», notait Tim Evans, chez Citi.




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