Le pétrole rebondit, aidé par le dollar et l'OPEP

Les cours du pétrole ont nettement rebondi jeudi, à la faveur du fort recul du... (Photo Gerald Herbert, archives AP)

Agrandir

Photo Gerald Herbert, archives AP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont nettement rebondi jeudi, à la faveur du fort recul du dollar face à l'euro d'une part, et de l'espoir prudent que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) puisse s'accorder vendredi sur des mesures favorables au marché.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en janvier a regagné une large part du terrain perdu la veille, soit 1,14 dollar US à 41,08 dollars US le baril sur le New York Mercantile Exchange (NYMEX), alors que mercredi il avait lâché quelque 4,56% et terminé la séance sous le seuil des 40 dollars pour la première fois depuis la fin août.

«Cela s'explique largement par le dollar, dont le recul massif se répercute sur le marché des matières premières», a commenté John Kilduff, chez Again Capital.

En effet tout affaiblissement du dollar, notamment face à l'euro, avantage les acheteurs munis d'autres devises, puisque les échanges sont libellés en billet vert.

Or, jeudi, la monnaie américaine a souffert d'une part d'un discours de la présidente de la Réserve fédérale Janet Yellen, qui s'est inquiétée qu'elle puisse être trop valorisée, et d'autre part des annonces de la Banque centrale européenne (BCE), qui s'est montrée moins accommodante que ne l'avaient prévu les investisseurs, ce qui a fait remonter l'euro face au dollar.

Par ailleurs le marché du pétrole restait très sensible aux spéculations entourant la réunion de l'OPEP, vendredi à Vienne.

«Beaucoup craignent qu'il y ait une surprise, et que les Saoudiens présentent une sorte de plan pour réduire la production l'année prochaine, donc je crois que beaucoup de gens qui avaient parié à la baisse ont pris peur», a expliqué M. Kilduff.

«On ne croit pas beaucoup à ce que l'OPEP puisse prendre des mesures, mais quand le WTI passe sous les 40 dollars, il faut que le marché voie des signes de problèmes du côté de l'économie et de la demande, ou qu'il se confirme que la production (mondiale) ne va pas être réduite, pour que les gens aient envie de baisser encore», a dit pour sa part Gene McGillian, chez Tradition Energy.

Sur place à Vienne, le ministre irakien du pétrole, Adel Abdel Mahdi, qui avait reconnu mercredi n'être «pas satisfait des prix du pétrole», a assuré jeudi que «rien n'est décidé, nous sommes encore en train de discuter».

«Il semblerait que la plupart des membres de l'OPEP soient prêts à donner leur accord à une baisse de la production, le seul problème est qu'aucun d'eux ne parle de sa propre production, mais plutôt de celle de l'Arabie saoudite ou d'autres États du Golfe», relevait-on chez Commerzbank.

M. Kilduff a estimé que l'optimisme du marché face à une possible décision de l'OPEP pour réduire les excédents qui plombent les cours risquait de très vite tourner court. «Je crois toujours que nous terminerons la semaine sous les 40 dollars» le baril pour le WTI, a-t-il dit.




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer