Le pétrole à son plus bas depuis juin 2012

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole ont fini en fort recul mercredi à New York, à leur plus bas niveau depuis juin 2012, pénalisés par un bond plus important que prévu des stocks pétroliers américains et par un renforcement du dollar.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre a abandonné 1,97 dollar, à 80,52 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), à son plus bas niveau depuis le 28 juin 2012, lorsqu'ils avaient terminé à 77,69 dollars.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour même échéance a fini à 84,71 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en baisse de 1,51 dollar par rapport à la clôture de mardi. Les cours du baril londonien retrouvaient ainsi des niveaux plus observés depuis la mi-octobre, lorsque le Brent avait terminé à un minimum depuis novembre 2010.

En légère hausse à l'ouverture new-yorkaise, les prix ont hésité dans la foulée de la parution du rapport hebdomadaire du Département américain de l'Énergie (DoE) avant de finalement partir en forte chute en cours de séance.

«Le marché a d'abord tenté d'ignorer (...) l'annonce d'un bond des réserves de brut mais ces statistiques étaient tout simplement trop négatives» pour les prix, a résumé Phil Flynn, de Price Futures Group.

Au cours de la semaine achevée le 17 octobre, les réserves de brut ont bondi de 7,1 millions de barils, soit plus du double de ce qui était attendu en moyenne par les analystes de l'agence Dow Jones Newswires (+3,1 millions de barils).

En outre, malgré une baisse conforme aux attentes des réserves d'essence, de l'ordre de 1,3 million de barils, contre 1,4 million attendus, celles de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont augmenté d'un million, prenant de court les analystes, qui misaient sur une diminution.

Au terminal pétrolier de Cushing, en Oklahoma, les réserves qui servent de référence au WTI et sont surveillées de très près par les courtiers, ont bondi d'un million de barils, à 20,6 millions de barils.

«L'ensemble de ces nouvelles a pesé car cela reflète» une baisse de la demande du pays le plus gourmand de la planète en brut, «en pleine saison de maintenance des raffineries américaines, d'autant plus que certaines d'entre elles ont fait part de quelques dysfonctionnements», a expliqué M. Flynn.

Un certain regain de frilosité sur les marchés financiers, qui se traduisait notamment par une baisse des indices à Wall Street au moment de la clôture du marché pétrolier à New York, et le renforcement du dollar ont aussi joué, selon les analystes.

En effet, plus le billet vert est fort, moins les matières premières libellées en dollars sont accessibles pour les acheteurs munis d'autres devises, ce qui pesait sur la demande en or noir.

À l'échelle mondiale, les prix étaient également plombés par l'attente d'un «large excédent d'offre l'année prochaine si l'OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) ne réduit pas sa production», ont prévenu les économistes de Commerzbank, qui notent que les tensions montent entre les pays membres du cartel.

Ces derniers, qui se réunissent le 27 novembre à Vienne, n'ont pour l'instant pas affiché de volonté unanime de réduire leur offre, certains membres plaidant pour une baisse de la production, tandis que d'autres se sont lancés dans une guerre des prix et des parts de marché.




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