Keystone: Harper n'obtiendra pas d'informations privilégiées d'Obama

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Plusieurs s'attendent à ce que le premier ministre Harper aborde ce dossier délicat auprès du président américain lors du sommet annuel entre les dirigeants d'Amérique du Nord, la semaine prochaine, mais la réponse qui lui sera servie est déjà prête, a assuré un représentant de l'administration Obama.

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Alexander Panetta
La Presse Canadienne
WASHINGTON

Le premier ministre Stephen Harper ne devrait pas s'attendre à obtenir de l'information privilégiée sur le projet d'oléoduc Keystone XL lors du sommet qui se déroulera au Mexique la semaine prochaine, ont prévenu vendredi des représentants de la Maison-Blanche.

Même en privé, M. Harper n'aura pas droit à plus que la version officielle de Washington sur la proposition de projet d'oléoduc de TransCanada - à savoir qu'un processus est en cours, que ce ne sont pas des politiciens qui le dirigent et qu'on ignore encore à quel moment il prendra fin.

Plusieurs s'attendent à ce que le premier ministre Harper aborde ce dossier délicat auprès du président américain la semaine prochaine lors du sommet annuel entre les dirigeants d'Amérique du Nord. Mais la réponse qui lui sera servie est déjà prête, a assuré un représentant de l'administration Obama.

«Ce que le président Obama fera, ce sera de lui expliquer que nous sommes dans un processus d'évaluation (...) et il est évident que nous communiquerons avec nos amis canadiens lorsque notre décision sera prise», a indiqué ce responsable vendredi lors d'un point de presse avec les médias à Washington.

«Bien franchement, le message qu'il livrera ne sera pas très différent de celui que vous nous avez entendu répéter publiquement.»

Le processus administratif a amorcé une nouvelle phase de 90 jours pendant laquelle le secrétaire d'État américain, John Kerry, invite différentes agences fédérales à partager leur avis sur le dossier. Il fera ensuite ses recommandations au président Barack Obama.

On ignore si cette procédure s'échelonnera sur une période plus longue que les 90 jours prévus.

L'administration Obama a par ailleurs déjà prévenu que toute ingérence politique ne ferait que ralentir le processus.

Les élus républicains au Congrès envisageaient encore, il y a quelques jours à peine, d'inclure l'approbation du projet Keystone parmi leurs conditions pour voter en faveur du relèvement du plafond de la dette américaine. Ils se sont toutefois rétractés cette semaine.

Ottawa et l'industrie pétrolière espèrent de leur côté qu'une réponse leur sera donnée avant le début de l'été pour éviter qu'une autre saison de travaux ne soit ainsi gaspillée.

Or, il n'est pas impossible que Washington repousse toute prise de décision au lendemain des élections de mi-mandat au Congrès, en novembre. Et même si une décision présidentielle devait alors être annoncée, les poursuites en cours - ainsi que celles qui pourraient être intentées d'ici là - risquent de retarder encore davantage le coup d'envoi du projet.

Le projet Keystone n'est qu'un projet d'oléoduc parmi tant d'autres aux États-Unis, mais le débat politique s'est avéré plus intense dans ce dossier en raison de l'opposition des écologistes. Selon eux, l'approbation du projet Keystone permettrait une exploitation à plein régime des sables bitumineux canadiens.

Les représentants de l'administration Obama ont également indiqué que le sommet au Mexique donnerait l'occasion aux dirigeants d'aborder des dossiers d'intérêt commun, dont certaines questions énergétiques qui ne sont pas liées à Keystone.




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