Étienne Boucher, infirmier en santé mentale

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Infirmier en santé mentale, Étienne Boucher estime que l'empathie est une qualité primordiale à avoir dans le secteur de la santé.

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Josianne Haspeck
La Presse

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?

J'ai toujours voulu travailler en santé mentale. J'ai choisi la profession d'infirmier pour son contact humain.

En quoi consiste votre travail?

Mon travail en réadaptation psychologique m'amène à évaluer la condition physique et mentale des usagers. Il faut trouver des objectifs pour qu'ils fonctionnent mieux au quotidien et les accompagner à les atteindre.

Qu'avez-vous fait comme études?

J'ai un DEC en sciences de la nature. J'ai fait une année au bac en psychoéducation avant d'entreprendre un bac en sciences infirmières. Je poursuis actuellement mes études à la maîtrise en sciences infirmières volet santé mentale et soins psychiatriques.

Quel a été votre cheminement professionnel?

En 2012, j'ai été embauché comme infirmier clinicien à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal. Depuis janvier 2013, j'occupe un poste d'infirmier clinicien assistant infirmier en chef en réadaptation psychiatrique au même endroit.

Décrivez une journée typique de travail.

Je travaille en soirée. Dès mon arrivée, à 16 h, je prends connaissance des rapports des équipes de jour. Je distribue la médication aux clients. Selon les objectifs de réadaptation, je fais un suivi auprès des clients pour développer des stratégies pour continuer en ce sens. J'anime divers ateliers. Lorsque la majorité des usagers dorment, je révise des plans d'intervention et je réponds aux demandes ponctuelles des clients.

Quel est votre plus grand défi?

Garder l'espoir que les usagers réussissent à atteindre leur rétablissement pour pouvoir fonctionner dans la société et susciter de la motivation chez eux à cet effet.

Qu'aimez-vous le plus dans ce travail?

J'aime le contact humain avec les usagers. J'aime travailler en interdisciplinarité et en troisième ligne (surspécialisée). C'est enrichissant sur le plan professionnel.

Qu'est-ce que les gens ignorent de votre profession?

En santé mentale, il y a des préjugés quant à la violence. Ce n'est pas fondé. Ce n'est pas une clientèle qui est violente, mais une clientèle qui présente une détresse au niveau psychologique. Il y a autant de codes blancs, des situations d'agressivité, à l'urgence qu'en santé mentale.

Quelles sont les qualités et aptitudes requises?

L'élément principal, c'est d'avoir une bonne capacité de comprendre ce que l'autre vit. Il faut de l'empathie. Il faut savoir rester calme. Je pense que ça permet de désamorcer beaucoup de situations.

Infirmier en santé mentale

Perspectives d'emploi (2012-2016): favorables

Taux de chômage (2011): faible

Demande de main-d'oeuvre (2011-2016): modérée

Salaire annuel moyen d'un infirmier clinicien (BAC) (2014): 42 400 à 80 900$

Sources: Emploi-Québec - Information sur le marché du travail et Ordre des infirmières et infirmiers du Québec




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