Élaine Zakaïb veut rester dans la vente au détail

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Avant de se lancer en politique, Élaine Zakaïb a été PDG des Fonds régionaux de solidarité FTQ.

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«Après la liquidation, je vais rester avec Joey pour voir si on peut réaliser d'autres projets ensemble. Ce qui m'intéresse, c'est de créer de la richesse», a-t-elle confié à La Presse Affaires. Au cours des prochaines semaines, les actifs de Jacob [stocks et équipements de magasins, essentiellement] seront liquidés, étant donné sa mise en faillite survenue mardi.

Élaine Zakaïb raconte que Joseph Basmaji et elle avaient plusieurs idées «pour développer la vente au détail autrement» et relancer Jacob. Mais ils n'ont pas eu assez de temps pour les mettre à exécution. «Chaque jour qui passait nous enlevait de la marge de manoeuvre.»

Ce sont donc ces idées que le duo aimerait éventuellement utiliser, peut-être dans un nouveau concept de magasin. «Joey a le sens des affaires. Il a 62 ans et il ne veut pas prendre sa retraite. On va regarder l'avenir ensemble. Tout est sur la table, tout est possible», résume l'ex-députée péquiste de Richelieu.

Pour relancer Jacob, ils voulaient miser sur la fabrication locale «qui crée des emplois». D'ailleurs, la moitié de la collection d'automne avait été dessinée et cousue au Québec. L'avantage d'une production à proximité et en petits lots, c'est qu'il est possible de commander à nouveau les modèles qui se vendent bien, et ceux qui ne se vendent pas ne sont pas très nombreux, explique Élaine Zakaïb. Le problème, c'est que cette collection commandée à la dernière minute est arrivée en magasins trop tard dans la saison, ce qui a nui aux ventes.

«Tout le modèle d'affaires du commerce de détail est à repenser de façon approfondie. On ne peut plus faire des affaires comme on en faisait il y a 10 ans et 5 ans», estime la femme de 55 ans. À son avis, les entreprises québécoises devraient notamment avoir une meilleure offre en ligne, afin de freiner les achats sur des sites étrangers qui «nuisent à toute l'économie du Québec».

Elle voudrait aussi «ramener les gens à acheter des produits locaux», même si «ça ne se fait pas en criant ciseaux», convient-elle. «J'ai envie de m'investir là-dedans.»

L'ex-politicienne a démissionné de ses fonctions le 29 septembre pour devenir vice-présidente, stratégies et finances, et chef de la restructuration de Jacob. Elle connaît Joseph Basmaji depuis les années 80 puisqu'elle a déjà travaillé comme avocate pour lui. De plus, les deux sont originaires de Sorel.




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