Le patron de SNC-Lavalin aimerait qu'Ottawa modifie certaines règles

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Le PDG de SNC-Lavalin, Neil Bruce

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Ross Marowits
La Presse Canadienne

Le chef de la direction de SNC-Lavalin aimerait que le nouveau gouvernement fédéral adopte un processus de règlement semblable à ceux en vigueur aux États-Unis et au Royaume-Uni, qui permettrait aux entreprises canadiennes impliquées dans des actes répréhensibles de régler rapidement leurs problèmes et ainsi demeurer concurrentielles.

Lors de sa première allocution depuis qu'il a pris les rênes, le mois dernier, de la plus grande firme d'ingénieurs au Canada, Neil Bruce a affirmé que les accusations fédérales de fraude qui pesaient contre certaines entités légales de SNC-Lavalin rejaillissaient injustement sur 40 000 employés qui n'ont rien fait de mal.

Selon M. Bruce, le Canada devrait permettre de conclure des règlements avec les entreprises à l'extérieur du système de justice, afin que SNC et d'autres sociétés canadiennes ne soient pas désavantagées lorsqu'elles font concurrence à leurs paires des autres pays du G7.

«Avec les grands progrès que nous avons faits concernant notre objectif de demeurer une entreprise québécoise et canadienne sur la scène mondiale, nous devons néanmoins tenir compte de la réalité de l'environnement d'affaires actuel au Canada, qui représente de réels défis pour une entreprise comme la nôtre», a-t-il déclaré à Montréal devant le Conseil des relations internationales de Montréal.

M. Bruce a précisé que son entreprise était prête à «trouver une solution juste et équitable aux problèmes du passé», mais que des changements étaient requis pour permettre aux sociétés de régler les problèmes liés à leurs actions, payer des amendes et passer à d'autre chose.

Selon lui, les pays qui ont des «accords de suspension des poursuites» ont démontré que ce système faisait en sorte que les entreprises et les gens qui ont commis des actes répréhensibles sont tenus responsables plus rapidement.

Ce système encourage les entreprises à être plus transparentes avec les autorités au sujet des questions d'éthique et permet d'améliorer la surveillance interne et la conformité, a-t-il indiqué.

«Ceci n'est pas une façon pour les entreprises de s'écarter de leurs responsabilités», a-t-il précisé aux journalistes après son allocution.

Le patron de SNC-Lavalin assure que son entreprise a amélioré son programme d'éthique et de conformité depuis qu'elle et deux de ses filiales ont été accusées de fraude et de corruption en lien avec des contrats en Libye.

SNC a déjà indiqué qu'elle plaiderait non coupable aux accusations, tout en se disant prête à payer une amende pour les transgressions alléguées de ses anciens employés.

Les procédures contre SNC devaient reprendre le 26 février.

Les entreprises peuvent perdre le droit de soumissionner sur des contrats publics fédéraux pendant 10 ans lorsqu'elles sont trouvées coupables de corruption, de blanchiment d'argent ou d'autres délits criminels. Cette interdiction peut cependant être réduite de moitié lorsque l'entreprise fautive collabore avec les autorités et corrige le tir rapidement.




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