Huard sous les 80 cents: à qui profite la baisse

Le dollar canadien favorisera l'entrée des voyageurs étrangers... (Photo Paul Chiasson, Archives PC)

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Le dollar canadien favorisera l'entrée des voyageurs étrangers et il limitera les sorties des Canadiens et des Québécois hors du Canada.

Photo Paul Chiasson, Archives PC

Du bon pour les hôteliers

«Parmi les points positifs pour 2015, le dollar canadien favorisera l'entrée des voyageurs étrangers et il limitera les sorties des Canadiens et des Québécois hors du Canada, dit Joëlle Noreau, économiste principale, Mouvement Desjardins, dans un tout récent rapport sur le secteur de l'hôtellerie au Québec. Les ménages américains, de leur côté, verront leur situation économique s'améliorer, notamment avec la création d'emplois et la diminution du taux de chômage. Par ailleurs, le coût moindre de l'énergie sera aussi à l'avantage des voyageurs et des établissements d'hébergement.»

Davantage de dépenses touristiques

«Nos analyses du secteur touristique au fil des ans montrent que, contrairement à la perception, le taux de change du dollar canadien n'est pas un facteur significatif dans le choix d'une destination de voyage, explique Paul Arsenault, professeur et analyste en tourisme à l'École des sciences de la gestion de l'UQAM, dans un entretien avec La Presse Affaires. En contrepartie, ce que le taux de change du dollar canadien peut vraiment influencer, c'est le niveau des dépenses des voyageurs une fois rendus à leur destination. Par exemple, quand le dollar canadien se déprécie par rapport au dollar américain, le secteur touristique au Québec et au Canada peut s'attendre à des dépenses accrues par ses visiteurs d'origine américaine au cours des prochains mois, mais pas nécessairement à une croissance du nombre de ces visiteurs.»

Des signaux encourageants pour les exportateurs

«L'accélération récente du PIB américain continue de se répercuter positivement sur la croissance des exportations internationales du Québec, dit Chantal Routier, économiste, Mouvement Desjardins, tiré du billet mensuel de l'Indice précurseur Desjardins (14 janvier 2015). Le volume des marchandises expédié à l'étranger a même dépassé le niveau d'avant la récession de 2008-2009. La dépréciation du huard a aussi aidé à cette expansion. [...] Ce contexte est propice à la relance des investissements des entreprises en 2015 et [...] les intentions d'embauche au cours des trois prochains mois ont remonté, ce qui constitue un signal encourageant.»

Une bouée de sauvetage pour le secteur manufacturier

Dans une étude spéciale publiée l'an dernier, l'économiste Marc Pinsonneault, de la Banque Nationale, décrit la dépréciation du dollar canadien comme «une bouée de sauvetage pour certaines industries manufacturières».




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