SNC poursuivie pour l'effondrement d'une jetée

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La multinationale montréalaise a expliqué que ces réductions s'inscrivent dans le cadre de ses efforts pour restructurer et rationaliser certains de ses secteurs.

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Sylvain Larocque
La Presse

Trois ans après l'effondrement d'une jetée portuaire à Baie-Déception, dans le Grand Nord québécois, la société minière Canadian Royalties réclame 40 millions de dollars à SNC-Lavalin (T.SNC), à deux firmes de construction de la région de Québec et au cabinet de consultation albertain Stantec.

Dans deux poursuites déposées la semaine dernière en Cour supérieure, Canadian Royalties soutient que SNC, Iglu (Construction Gély), EBC et Stantec ont «fait preuve d'insouciance téméraire et grave, voire d'incurie» dans la conception et la construction de la jetée.

Les travaux ont débuté le 11 juillet 2011. Dix-huit jours plus tard, le fond marin s'est fracturé sous le poids de la jetée, qui s'est aussitôt affaissée pour disparaître sous l'eau. La jetée devait mener à un quai destiné aux navires qui devaient transporter le minerai extrait de la mine Nunavik Nickel.

Selon Canadian Royalties, les entreprises auraient dû savoir, à la lumière de rapports géotechniques préparés en 2007 et en 2008, que le fond marin était argileux et donc susceptible de s'affaisser.

Aucune de ces affirmations n'a été prouvée devant le tribunal. SNC n'a pas rappelé La Presse hier.

Canadian Royalties, qui appartient à la firme chinoise Jilin Jien Nickel mais qui est gérée par la société financière torontoise Forbes&Manhattan depuis l'automne dernier, estime que l'effondrement de la jetée lui a coûté 40 millions. L'entreprise a finalement opté pour un quai flottant.

La mine Nunavik Nickel a fait ses premières livraisons de minerai en novembre 2013.

L'an dernier, plusieurs fournisseurs de Canadian Royalties, dont Iglu, ont enregistré des garanties hypothécaires sur les actifs de l'entreprise pour près de 54 millions au total. Ils disaient ne pas avoir été payés. On ignore si ces réclamations ont été réglées depuis.

Canadian Royalties fait aussi l'objet d'un recours collectif de 520 millions intenté en Ontario en juin 2010. Des actionnaires soutiennent que des prospectus de l'entreprise publiés en 2007 et en 2008 sont incomplets et qu'ils contiennent des informations inexactes. SNC-Lavalin et plusieurs maisons de courtage sont également visées par cette poursuite.




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