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Washington veut conclure le TTIP d'ici fin 2016, malgré le Brexit

Le vote britannique jeudi en faveur du Brexit... (Photo Francois Lenoir, archives Reuters)

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Le vote britannique jeudi en faveur du Brexit semble avoir renforcé le scepticisme sur ce traité, déjà accusé d'être négocié dans le secret et de promouvoir une déréglementation généralisée.

Photo Francois Lenoir, archives Reuters

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Les États-Unis ont réaffirmé lundi leur souhait de conclure d'ici à la fin de l'année les pourparlers avec l'Union européenne (UE) sur l'accord de libre-échange transatlantique, dit TTIP ou Tafta, malgré le Brexit et l'opposition croissante de la France.

La commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, doit elle-même quitter mardi Bruxelles pour Washington «afin de faire avancer ces négociations», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

«Notre objectif reste de continuer à travailler avec l'UE pour conclure un accord ambitieux, complet et de très haute qualité cette année», a déclaré le représentant spécial au commerce extérieur américain (USTR), Michael Froman.

Le responsable a toutefois reconnu la nécessité «d'évaluer» l'impact de la sortie du Royaume-Uni de l'UE sur ces négociations commerciales controversées, lancées en 2013 et visant à créer une vaste zone de libre-échange de part et d'autre de l'Atlantique.

«La raison d'être économique et stratégique du TTIP reste forte», a redit M. Froman, qui chapeaute les négociations côté américain.

En dépit de la «situation sans précédent» provoquée par le Brexit, «nos négociations avec nos partenaires vont continuer», a assuré son alter ego à Bruxelles, la commissaire européenne Cecilia Malmström. Cette dernière s'est dite «déterminée à faire le plus de progrès possible dans les mois à venir» sur le front du TTIP.

Le vote britannique jeudi en faveur du «Brexit» semble avoir toutefois renforcé le scepticisme sur ce traité, déjà accusé d'être négocié dans le secret et de promouvoir une déréglementation généralisée.

Dimanche, trois jours après le référendum sur le Brexit, le premier ministre français Manuel Valls a ainsi assuré que cet accord n'allait «pas dans le bon sens» et ne pourrait pas être conclu.

Sans faire directement référence aux déclarations françaises, M. Froman a reconnu la difficulté pour les gouvernements européens de mener à bien ces négociations.

«Les Européens ont beaucoup de pain sur la planche - le vote sur le Brexit, la crise des migrants, la montée du scepticisme vis-à-vis de Bruxelles et d'autres questions difficiles,» a énuméré le responsable américain qui s'exprimait lors d'une conférence à Washington.

«Nous compatissons et nous espérons qu'ils sauront réunir l'attention et la volonté politique nécessaires pour parvenir» à un accord, a-t-il ajouté.




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