Bowie, l'innovateur

À Brixton, des billets de la monnaie locale à... (PHOTO STEFAN WERMUTH, REUTERS)

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À Brixton, des billets de la monnaie locale à l'effigie de David Bowie, natif de ce quartier de Londres, sont imprimés depuis quelques années.

PHOTO STEFAN WERMUTH, REUTERS

La créativité et le désir d'innover de David Bowie se sont manifestés jusque dans le monde des affaires, où l'artiste a posé quelques jalons, principalement au tournant du millénaire.

PIONNIER DE LA FINANCE

En 1997, David Bowie surprend le monde de la finance en devenant le premier artiste à lancer des obligations adossées à son oeuvre.

Les « Bowie Bonds » sont liées aux futurs revenus que sont appelés à générer les 25 albums qu'il a enregistrés avant 1990. Il tire 55 millions US de l'opération et les obligations seront totalement remboursées environ 10 ans plus tard.

La manoeuvre a inspiré d'autres musiciens, mais aussi mené à la création de nouvelles classes d'obligations adossées à des actifs divers, notamment des films.

DISTRIBUTION EN LIGNE

L'internet n'en est qu'à ses balbutiements en tant que plateforme grand public quand David Bowie devient le premier artiste d'importance à y lancer de façon exclusive une de ses chansons, Telling Lies, en 1996. Environ 300 000 personnes l'auraient alors téléchargée avant qu'elle ne soit vendue sur des supports traditionnels.

ÉCOUTEZ TELLING LIES : 

https://www.youtube.com/watch?v=dL23xQK_4Ks

ACCÈS À L'INTERNET

Un an plus tard, en 1998, il montre à nouveau son flair pour les technologies en lançant son propre fournisseur d'accès à l'internet, BowieNet. On le décrivait alors comme étant plus rapide que la majorité de ses rivaux. Les abonnés avaient aussi accès à un espace pour créer leur propre site et à des oeuvres exclusives. BowieNet a fermé ses portes en 2012.

UNE BANQUE

En 2000, David Bowie pousse l'audace jusqu'à lancer sa propre banque, ou du moins sa propre banque virtuelle.

Les clients de la Bowie Bank, qui n'a pas de succursale physique, reçoivent une carte de guichet et des chèques à l'effigie du chanteur. Il s'agit essentiellement d'une façade pour une autre banque, USABancShares.com, qui gère l'argent des déposants.

L'aventure ne fera pas long feu. Dès l'année suivante, il ne reste plus de la Bowie Bank que le souvenir d'un essai infructueux.




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