La 3D pour préserver un site patrimonial nordique

M. Dawson a emprunté un scanner numérique 3D... (Photo La Presse Canadienne)

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M. Dawson a emprunté un scanner numérique 3D pour prendre des photographies de chaque édifice, de chaque pierre et de chaque objet du fort Conger, en 2010. Il compte répéter la même chose l'an prochain avec son propre scanner lorsqu'il aura reçu une subvention de la Fondation canadienne de l'innovation.

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Bill Graveland
La Presse Canadienne
CALGARY

Menacé par la fonte du pergélisol, un vieux fort établi dans un des endroits les plus isolés du globe pourrait être préservé grâce la technique 3D.

Le fort Conger, sur l'île Ellesmere, a été fondé par des explorateurs britanniques qui cherchaient à atteindre le pôle Nord, en 1875.

L'endroit a servi de quartier général pour l'expédition de la baie Lady Franklin, qui avait coûté la vie à 20 des 25 participants. En 1899, l'explorateur américain Robert Peary, qui cherchait lui aussi à atteindre le pôle Nord, s'y arrêta.

La fonte du pergélisol accélère l'érosion, ce qui endommage les édifices construits en bois, affirme un professeur d'archéologie de l'Université de Calgary, Peter Dawson. Il ajoute que plusieurs sites historiques en Arctique subissent les effets des changements climatiques.

M. Dawson a emprunté un scanner numérique 3D pour prendre des photographies de chaque édifice, de chaque pierre et de chaque objet du fort Conger, en 2010. Il compte répéter la même chose l'an prochain avec son propre scanner lorsqu'il aura reçu une subvention de la Fondation canadienne de l'innovation.

L'instrument, de la taille d'une boîte à lunch, est installé sur un trépied. Il peut pivoter sur 360 degrés en émettant un rayon laser un million de fois par minute.

«Nous balayons un site d'une superficie d'environ 32 000 mètres carrés. Nous prenons une image de toutes les structures encore debout et les fondations et les objets. Nous avons présentement une carte tridimensionnelle très précise des lieux», soutient M. Dawson.

En balayant de nouveau le site, l'an prochain, il pourra analyser les détériorations subies et déterminer si des travaux d'atténuation sont nécessaires.

La fonte du pergélisol permet l'arrivée de touristes dans la région, ce qui signifie que plus de personnes ont accès à des lieux endommagés.

«On peut avoir de 40 à 50 passagers qui débarquent ici et errent sur les lieux. Il est très difficile de vérifier les répercussions que peuvent avoir ces visites. Les touristes peuvent s'emparer d'objets ou endommager un immeuble», dit le professeur Dawson.

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