Commission Chamberland: des fuites médiatiques «salutaires»

Stéphane Bergeron, ancien ministre de la Sécurité publique.... (Photo Simon Séguin-Bertrand, archives Le Droit)

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Stéphane Bergeron, ancien ministre de la Sécurité publique.

Photo Simon Séguin-Bertrand, archives Le Droit

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L'ancien ministre de la Sécurité publique Stéphane Bergeron était préoccupé en 2013 par le fait que des membres du gouvernement ou des policiers aient pu avoir informé l'ancien président de la FTQ, Michel Arsenault, qu'il faisait l'objet d'écoute électronique.

Devant la commission Chamberland ce matin, Stéphane Bergeron a déclaré que ce ne sont pas tant les fuites médiatiques que le fait que «des personnes sous écoute aient pu être informées par des membres du gouvernement ou des sources policières» qui le préoccupait quand une enquête sur les fuites médiatiques a été déclenchée par la Sûreté du Québec (SQ).

«N'eut été des articles parus dans les médias et des reportages, je n'aurais probablement pas été informé de ce coulage d'information. Il aura été salutaire que nous ayons pu être informé. Ça a permis à Mario Laprise [le directeur de la SQ] de prendre connaissance de cette information et de poser les gestes appropriés», a déclaré Stéphane Bergeron.

L'ancien ministre s'est à nouveau défendu de toute ingérence politique dans l'enquête de la Sûreté du Québec déclenchée en 2013 à la suite d'une plainte de Michel Arsenault et qui a mené à l'obtention des registres téléphoniques de six journalistes.

L'ancien président de la FTQ avait alors directement écrit au ministre du gouvernement Marois. Il lui demandait «formellement» de faire enquête quant aux fuites médiatiques qui révélaient des extraits d'écoute électronique dont il avait fait l'objet dans le cadre de l'enquête Diligence.

«Il est fréquent que des demandes d'enquête soient adressées au ministre de la Sécurité publique. Mais il n'a pas le pouvoir d'y donner suite. Ce n'est pas au ministre de déclencher des enquêtes», a affirmé Stéphane Bergeron devant la commission Chamberland.

C'est lorsqu'il a téléphoné au directeur de la SQ pour lui faire part de ses préoccupations qu'il a su qu'une enquête avait été déclenchée cinq jours plus tôt, dit-il.

Il est également revenu sur certaines déclarations qu'il a faites en novembre 2016, lorsque l'espionnage de journalistes a éclaté au grand jour. Il avait alors affirmé que lors du déclenchement de l'enquête, il était préoccupé par le fait que l'ex-ministre libéral Raymond Bachand puisse avoir informé lui-même Michel Arsenault qu'il était sous écoute.

Stéphane Bergeron a précisé ce matin que l'enquête ne visait pas spécifiquement Raymond Bachand.

«Les articles laissaient entendre que Michel Arsenault avait pu être informé par des membres du gouvernement, j'étais sous l'impression que Raymond Bachand l'aurait informé qu'il était sous enquête. Il appert que ce ne soit pas tout à fait le cas», a nuancé Stéphane Bergeron ce matin.




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