QS à la conquête des régions et... des Libéraux

Le nouveau porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois souligne que QS... (PHOTO NINON PEDNAULT, LA PRESSE)

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Le nouveau porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois souligne que QS propose d'utiliser le code du bâtiment pour obliger les constructeurs québécois à utiliser du bois local, pour ainsi soutenir l'économie des régions.

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«La première chose à faire pour battre les libéraux, c'est de convaincre les gens qui votent libéral d'arrêter de voter libéral», a lancé le nouveau porte-parole, de Québec solidaire (QS), Gabriel Nadeau-Dubois.

«La bonne stratégie pour chasser les Libéraux, ce n'est pas de faire des calculs électoraux, c'est de proposer un projet de société aux Québécois et Québécoises», a-t-il ajouté, à l'issue du congrès de la formation qui se tenait à Montréal ce long week-end.

Les trois journées du rassemblement de Québec solidaire ont été chargées de contenu et d'émotions. Le parti a adopté son premier programme politique et choisi ses deux nouveaux porte-parole, M. Nadeau-Dubois et Manon Massé. C'est toutefois la décision de Québec solidaire de refuser une alliance avec le Parti québécois qui a fait le plus de bruit. 

«Nous avons pris le risque de dire que nous allons nous tenir debout, a dit Manon Massé. Et nous allons le faire en allant à la rencontre des Québécois et Québécoises pour leur expliquer cette vision. Parce que bien sûr, pour le moment les attaques sont solides.» 

«La décision que nous avons prise, beaucoup de gens ne la comprendront pas, a ajouté Gabriel Nadeau-Dubois. On le sait. Des gens vont nous attaquer. Ça ne veut pas dire qu'on a pris la mauvaise décision. Ça veut dire qu'il faut maintenant l'assumer. Avancer avec fierté, cohérence et ouverture pour tendre la main à tous les gens qui ont besoin d'être convaincus que Québec solidaire est la voix du progrès social et de l'indépendance au Québec. » 

Sortir de Montréal 

Depuis un peu plus de deux mois, QS a accueilli 7000 nouveaux membres dont 60% viennent de l'extérieur de Montréal, précise Manon Massé. Cet engouement a pratiquement fait doubler le nombre de membres, puisque Québec Solidaire en compte maintenant autour de 15 000. 

La formation veut accentuer sa percée en région. «Certaines régions du Québec ont un taux de chômage au-dessus de 20%, dit Gabriel Nadeau-Dubois. Nous voulons parler de nos solutions pour protéger les emplois dans les régions et en créer de nouveaux. Nous les avons, ces solutions-là. L'étape suivante, c'est de mieux en parler et trouver les canaux pour que ça se rendre.» 

Le nouveau porte-parole cite en exemple la stratégie de Québec solidaire qui propose d'utiliser le code du bâtiment pour obliger les constructeurs québécois à utiliser du bois local. 

«C'est une solution économique pour régler une fois pour toutes les crises cycliques du bois d'oeuvre qui affectent les régions québécoises. (...) Ça sort des cadres, des idées reçues et de l'obsession libérale pour le libre-échange, mais c'est une solution concrète, réaliste, pragmatique pour enfin conserver et créer des emplois dans des régions qui en ont grandement besoin.» 

Dans son nouveau programme, Québec solidaire fait aussi une belle place à l'agriculture, abordant des aspects très précis. La production hors quotas, par exemple. Au Québec, la production de lait, de poulet et d'oeufs est faite sous gestion de l'offre et il est impossible pour quiconque d'avoir plus de 100 poules pondeuses ou 100 poulets sans acheter des quotas, ces droits de produire gérés par les associations de l'Union des producteurs agricoles(UPA). Québec solidaire voudrait élever ce seuil, une demande déjà faite par des petits producteurs québécois et l'union paysanne, mais qui ne fait pas le bonheur de l'UPA. 

«J'ai rencontré le président de l'UPA, Marcel Groleau, il y a quelques semaines, confie Manon Massé. Il y a certains éléments dont il faut discuter, mais sur une grande majorité des éléments, on s'entend.» 

«L'UPA voit bien qu'il y a toute une nouvelle génération d'agriculteurs, dit-elle, et voit bien que si elle n'en prend pas soin, par exemple de la production biologique, elle n'est pas respectueuse de l'agriculture du 21e siècle. Et l'UPA est très consciente de ça. J'ai senti beaucoup d'ouverture de leur part.». 

Bon point commun, Québec solidaire est favorable au maintien de la gestion de l'offre et souhaite mettre en place des programmes de soutien de relève agricole.




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