Fonctionnaires tablettés: Moreau «rit de nous autres», dit la CAQ

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«Je ne crois pas qu'en deux semaines, cet exercice s'est fait en profondeur. On est allés dans le superficiel, dans le fast-food de la réponse», dit Le député caquiste Éric Caire.

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(Québec) Le président du Conseil du trésor, Pierre Moreau, « rit de nous autres un petit peu » et sous-estime le nombre de fonctionnaires tablettés, soutient la Coalition avenir Québec (CAQ).

En entrevue à La Presse samedi, M. Moreau faisait état de 42 cadres payés à ne quasiment rien faire ou à n'exécuter que des tâches réduites. Il y a 3200 cadres dans les 65 ministères et organismes assujettis à la Loi sur la fonction publique.

Le député caquiste Éric Caire considère que M. Moreau n'a pas fait de vérifications dignes de ce nom après avoir pris connaissance de la chronique de Patrick Lagacé qui, le 14 mars, racontait l'histoire de Gilles (prénom fictif), payé 130 000 $ à ne rien faire, ou presque.

«Je ne crois pas qu'en deux semaines, cet exercice s'est fait en profondeur. On est allés dans le superficiel, dans le fast-food de la réponse. Et ça donne 42 cadres tablettés. À 100 000 $, ça fait quand même quelques millions qui sont gaspillés!», a affirmé M. Caire.

Calmer la grogne

Pierre Moreau s'est contenté d'une «opération de marketing», afin de «mettre le couvercle sur la marmite» et de donner l'impression que «tout est sous contrôle». «Le ministre rit de nous autres un petit peu. Il a voulu faire quelque chose de vite pour calmer la grogne», a-t-il ajouté.

Selon lui, «si on continue de fouiller», on dénombrerait davantage de fonctionnaires tablettés.

Il rappelle au gouvernement Couillard sa promesse : faire une évaluation des programmes gouvernementaux et des effectifs de toute la fonction publique, et pas seulement des cadres. En 2014-2015, «on a affecté 100 personnes avec un budget de 10 millions pour faire ça. Et ça n'a jamais été fait. Juste là, tu en as une centaine, de Gilles!», a lancé Éric Caire.

Pierre Moreau disait avoir découvert «un super vrai Gilles», payé à ne strictement rien faire au vu et au su de son supérieur. Ce dernier a été rappelé à l'ordre, et le cadre concerné a été affecté à de nouvelles fonctions. «Cette réaction-là est éloquente, a relevé Éric Caire. Le gars qui a laissé ce Gilles se pogner le derrière aux frais des contribuables en toute connaissance de cause mérite d'être congédié! Cette personne ne peut pas être un bon gestionnaire.»




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