Enquête sur le SPVM: des mesures «extraordinaires» pour la SQ, dit Coiteux

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Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, a maintenu que la SQ a toute l'indépendance nécessaire pour enquêter sur le SPVM.

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(Québec) La Sûreté du Québec prendra des mesures « extraordinaires » pour enquêter sur les allégations de fabrication de preuves qui secouent le Service de police de la Ville de Montréal, a assuré jeudi le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

Le chef du SPVM, Philippe Pichet, a demandé à la SQ de « revoir » certaines pratiques de son service, mardi. La décision faisait suite à un reportage de TVA dans lequel deux anciens officiers, Jimmy Cacchione et Giovanni Di Feo, ont accusé la Division des affaires internes du SPVM d'avoir fabriqué des éléments de preuve contre eux alors qu'ils s'apprêtaient à dénoncer des pratiques douteuses.

Bien qu'il refuse de confier le dossier au Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), comme le réclame l'opposition, M. Coiteux promet que la SQ disposera de moyens sans précédent pour aller au fond de l'affaire.

Des « enquêteurs chevronnés » seront épaulés par un procureur du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP). Le Commissaire à la déontologie policière sera impliqué. Et la GRC sera appelée en renfort si cela s'avère nécessaire.

« Ce sont des mesures vraiment exceptionnelles, a résumé M. Coiteux. Ce sont des mesures qui sont, à leur face même, extraordinaires parce que c'est une question sensible et très importante. »

M. Coiteux a maintenu que la SQ a toute l'indépendance nécessaire pour enquêter sur le SPVM. Et ce, même si des agents de la police provinciale ont joué un rôle dans le déclenchement de l'enquête interne sur un troisième policier cité dans le reportage de TVA, Serge Larivière.

« On parle d'un signalement, on ne parle pas d'une enquête, a résumé M. Coiteux. Ça ne remet pas du tout les choses en question. »

Mais pour le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée, l'implication de policiers de la SQ constitue « un argument supplémentaire pour avoir une enquête indépendante ».

« Il y a un problème de crise de confiance et lorsque la police enquête sur la police, et d'autant plus lorsqu'une des polices a participé à l'enquête sous enquête par sa propre police, là, ça commence à tirer l'élastique au point de rupture », a dénoncé M. Lisée.




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