Couillard prêt à rencontrer les taxis, mais pas à suspendre le projet pilote

Une manifestation de chauffeurs de taxi a eu... (Photo Yan Doublet, archives Le Soleil)

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Une manifestation de chauffeurs de taxi a eu lieu le 28 septembre dernier devant l'Assemblée nationale.

Photo Yan Doublet, archives Le Soleil

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La Presse Canadienne

Le premier ministre Philippe Couillard est bien prêt à rencontrer les représentants de l'industrie du taxi, à condition qu'ils ne s'attendent pas à ce que soit ensuite suspendu le projet pilote encadrant les activités du service Uber.

Le Front commun du taxi prévoit des moyens de pression cette semaine pour contester la mise en oeuvre prochaine de ce projet pilote. Il a notamment incité tous les chauffeurs et propriétaires de taxis et de limousine à participer à une grève, mercredi. Des rassemblements sont également prévus ce jour-là dans la région de Montréal.

Appelé à commenter le conflit alors qu'il présentait la candidature d'Isabelle Melançon à la prochaine élection partielle dans Verdun, M. Couillard est demeuré ferme: le projet pilote aura lieu, malgré l'opposition des chauffeurs de taxi. Le premier ministre estime qu'une rencontre avec le Front commun serait plus bénéfique si on en profitait pour discuter de l'avenir de l'industrie du taxi et des idées pour la moderniser.

Une grève, rappelle-t-il, bénéficiera de toute façon davantage aux concurrents de l'industrie.

Le ministre des Transports, Laurent Lessard, a publié vendredi dernier un arrêté ministériel dans la Gazette officielle du Québec, ce qui signifie que le projet pilote sur Uber entrera en vigueur le 14 octobre.

Dans le cadre de ce projet d'un an, Uber se verra octroyer l'équivalent de 300 permis de taxis. La multinationale devra toutefois payer des taxes et impôts en plus de percevoir la TPS et la TVQ, notamment, en plus de verser des redevances. Elle devra également contribuer à un fonds de modernisation de l'industrie du taxi et appliquer un tarif minimum de 3,45 $ par course comme pour les taxis.

Québec et Uber s'étaient entendus à la dernière heure, le 8 septembre dernier, sur les termes de ce projet pilote.

Le Front commun du taxi a déclaré dimanche ne pas comprendre «pourquoi Philippe Couillard juge urgent de signer une entente à minuit moins une avec une compagnie illégale, mais moins urgent de rencontrer les représentants de 22 000 travailleurs qui se font voler leur gagne-pain depuis deux ans».

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