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Québec reporte le Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre en février

Le gouvernement Couillard a informé les acteurs patronaux... (Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne)

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Le gouvernement Couillard a informé les acteurs patronaux et syndicaux d'un nouveau calendrier pour le Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre, auquel participeront environ 300 représentants de groupes socio-économiques, du monde de l'éducation et du milieu municipal. L'événement présidé par le premier ministre aura finalement lieu en février, à Québec.

Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne

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(Québec) Le premier ministre Philippe Couillard reporte en février son Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre pour « augmenter les chances » d'arriver à un consensus avec les milieux patronal et syndical. Une rencontre préparatoire se tiendra en novembre.

La décision a été saluée autant par le Conseil du patronat que par la FTQ. « On avait tous mentionné que c'était très rapide de faire le Rendez-vous les 10 et 11 novembre pour qu'on arrive à des consensus. On ne voyait pas ça comme impossible, mais ça aurait pu être un exercice pas mal périlleux », a affirmé le président de la centrale syndicale, Daniel Boyer, hier.

Lors d'une conférence téléphonique en matinée, le gouvernement Couillard a informé les acteurs patronaux et syndicaux d'un nouveau calendrier pour le Rendez-vous national sur la main-d'oeuvre, auquel participeront environ 300 représentants de groupes socio-économiques, du monde de l'éducation et du milieu municipal. L'événement présidé par le premier ministre aura finalement lieu en février, à Québec.

En novembre, une rencontre aura lieu à huis clos, toujours sous la présidence de M. Couillard, pour cerner les enjeux qui seront au coeur du sommet de février. Un groupe plus restreint y sera convié. Il s'agit du « comité de pilotage » formé des leaders syndicaux et patronaux de même que des ministres François Blais (Emploi et Solidarité sociale), Hélène David (Enseignement supérieur) et Dominique Vien (Travail). Leur collègue de l'Économie, Dominique Anglade, dont l'absence dans l'organisation de l'événement avait été critiquée, participera au Rendez-vous de février, tout comme Carlos Leitao (Finances) et Lise Thériault (PME et Développement régional).

DU TEMPS

Le gouvernement veut se donner « du temps pour bien faire les choses » et « augmenter les chances » de dégager un consensus, a expliqué François Blais lors d'un entretien avec La Presse. « Je ne vous annonce pas qu'en février on aura un consensus. J'aimerais ça vous l'annoncer. Mais on a encore du travail à faire tout le monde ensemble. » Il valait mieux selon lui faire un exercice « en deux phases » pour « faire émerger des consensus forts qui vont permettre au gouvernement de prendre des décisions importantes ».

Pour le président du Conseil du patronat, Yves-Thomas Dorval, il y avait un risque que l'événement donne lieu à un « pot-pourri de tout » et « n'arrive à rien au bout ». « Pour arriver à une discussion productive, il faut déblayer les choses et identifier les enjeux prioritaires », ce que permettra la rencontre de novembre. De cette façon, « on va arriver avec des propositions concrètes au Rendez-vous ».

Le développement économique au programme

Autre changement : Québec a ajouté le développement économique au programme du sommet. « On avait formulé certaines critiques, autant les représentants syndicaux que patronaux, quant au fait que cet aspect-là était évacué. On avait dit qu'on ne voulait pas que le Rendez-vous soit un exercice qui ressemble à ce qui se fait déjà à la Commission des partenaires du marché du travail, qu'on voulait ratisser plus large. Il fallait introduire la notion de développement économique », a expliqué Daniel Boyer.

Philippe Couillard avait pris l'engagement de tenir ce sommet sur la main-d'oeuvre lors de la traditionnelle rencontre avec les leaders syndicaux à l'occasion de la fête des Travailleurs, le 1er mai dernier. « On a un problème de plus en plus important de main-d'oeuvre, lié entre autres à la démographie qui est chancelante. Pour les prochaines années, il y aura plus de personnes qui vont quitter le marché du travail pour prendre leur retraite que de personnes qui vont y entrer. Ça a un impact important sur notre économie et notre bien-être », a affirmé François Blais.

Québec veut trouver des mesures pour assurer une meilleure adéquation formation-emploi, mais aussi discuter de l'âge de la retraite. « Les Québécois prennent leur retraite un peu plus tôt en moyenne que les autres Canadiens. Si on faisait quelques gains à ce niveau-là, ne serait-ce qu'une moyenne d'un an pour la prise de retraite, l'impact sur le PIB serait notable. Quelle est la façon correcte d'agir là-dessus, d'avoir un impact positif ? C'est le genre de choses dont on pourrait discuter. J'y vais avec prudence, parce que l'important c'est que la liste [des sujets] soit dégagée lors de la rencontre de novembre », a affirmé M. Blais.

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