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La dette de campagne de Péladeau se creuse

Pierre Karl Péladeau a quitté la tête du... (Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne)

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Pierre Karl Péladeau a quitté la tête du Parti québécois (PQ) en mai dernier, un an après y avoir été élu par les militants.

Photo Jacques Boissinot, archives La Presse Canadienne

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La dette contractée en vue de la campagne à la direction du PQ de Pierre Karl Péladeau se creuse, un an et demi après sa victoire sans appel, a constaté La Presse sur la base de documents financiers officiels.

Selon le rapport remis plus tôt ce mois-ci au Directeur général des élections (DGEQ), la campagne victorieuse a entraîné des débours en intérêts sur son emprunt bancaire de 120 000 $ plus importants que les contributions engrangées pendant les trois derniers mois.

Une facture de 5300 $ datant de plus d'un an demeure impayée, selon le document.

Le trimestre précédent, l'organisation avait pu rembourser 5000 $ de sa dette de 125 000 $.

Pierre Karl Péladeau a quitté la tête du Parti québécois (PQ) en mai dernier, un an après y avoir été élu par les militants. Il a alors expliqué qu'il avait « choisi [sa] famille ».

Mais malgré son départ, sa dette de campagne demeure. Son organisation a jusqu'en mai 2018 pour effacer l'ardoise, faute de quoi l'ex-chef sera personnellement passible de plusieurs milliers de dollars d'amende pour infraction à la Loi électorale.

La tâche est compliquée par le fait que chaque donateur ne peut verser qu'au maximum 500 $ par course à la direction, don qui n'est pas renouvelable d'année en année. L'organisation doit donc trouver des individus qui n'ont pas encore donné à M. Péladeau ou encore solliciter des donateurs qui n'ont pas versé le montant maximal.

LOURDES AMENDES POSSIBLES

Toute dette non remboursée « à l'expiration de la période de 36 mois suivant le jour du scrutin est réputée être une contribution dont seul le candidat est imputable », a indiqué le DGEQ à La Presse en citant la Loi électorale. Une telle contribution est illégale si elle dépasse 500 $. La situation pourrait entraîner une « amende minimale de 5000 $ », a indiqué Alexandra Reny, porte-parole du DGEQ, par courriel. L'amende maximale est de 20 000 $ et le DGEQ peut aussi augmenter l'amende du montant de la contribution illégale.

En date du 12 août dernier, la dette de la campagne de M. Péladeau s'élevait à 129 392 $. Au cours des trois mois précédents, 600 $ en dons avaient été reçus et 950 $ avaient dû être versés en « intérêts sur emprunts ».

Il y a un an, en août 2015, la dette de la campagne de M. Péladeau s'élevait à 132 000 $. L'ensemble de la campagne a coûté 355 000 $ au candidat, contre 241 000 $ pour l'ensemble de ses opposants réunis.

UNE FACTURE IMPAYÉE

Le dernier rapport financier de la campagne de Pierre Karl Péladeau mentionne qu'une réclamation de 5382,18 $ demeurait impayée à la fin de l'exercice financier, le 12 août dernier. Le rapport précédent précise qu'il s'agit d'une facture datée du 29 mai 2015, établie par le Groupe B-15 pour des services de « logistique d'évènements ».

Le propriétaire de l'entreprise, Jean-Philippe Roy, n'a pas voulu discuter de la situation avec La Presse. « Je n'aime pas vraiment votre journal, donc je n'ai pas vraiment rien à vous dire », a-t-il dit. A-t-il renoncé à cette dette ? « J'ai renoncé à vous parler », a-t-il répondu. M. Roy a contribué à la campagne de M. Péladeau à la hauteur de 500 $, selon les registres du DGEQ.

Il n'a pas été possible de joindre M. Péladeau, hier. Le Parti québécois et l'aile parlementaire du Parti québécois n'ont pas voulu commenter la situation. Le représentant financier de la campagne de M. Péladeau, Daniel Goupil, n'a pas donné suite aux appels de La Presse.

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