Coupes en santé: Philippe Couillard invoque toujours l'équilibre budgétaire

Philippe Couillard... (Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne)

Agrandir

Philippe Couillard

Photo Ryan Remiorz, La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Même si le gouvernement libéral de Philippe Couillard a présenté un budget équilibré le printemps dernier, le premier ministre invoque toujours l'équilibre budgétaire pour justifier la dernière compression de 242 millions imposée aux établissements de santé pour l'année 2016-2017.

De passage à Montréal, lundi, M. Couillard a promis un réinvestissement en santé, mais tout indique qu'il faudra attendre au prochain budget et, d'ici là, les établissements devront encore réduire leurs dépenses administratives.

Encore une fois, le premier ministre affirme que ces compressions n'affecteront pas les services, alors que l'ensemble des intervenants dans le réseau, incluant de nombreux gestionnaires, soutiennent que les services ont déjà été affectés par les réductions budgétaires précédentes.

Le premier ministre a affirmé qu'il est «normal et naturel» que des efforts soient demandés à chaque année pour s'assurer que les fonds publics soient dépensés «de la façon la plus efficace possible».

En contrepartie, Philippe Couillard assure qu'après l'éducation, la santé serait le prochain poste budgétaire à bénéficier de toute nouvelle marge de manoeuvre et que ses priorités seront alors la qualité de vie des personnes âgées en CHSLD, les soins à domicile, la santé mentale et l'accessibilité en première ligne.

Malgré tout, le premier ministre a reconnu «que les efforts sont grands», tout en réaffirmant que tous ces efforts devaient porter «sur l'administration, les façons de faire, pas dans les services».

Il maintient que les réformes, bien que «difficiles, sont absolument nécessaires».

Il soutient que son gouvernement a réussi à diminuer le poids de la bureaucratie dans le système, à intégrer les services et à donner plus d'autonomie aux régions.

Quant au style de gestion de son ministre de la Santé, Gaétan Barrette, M. Couillard rejette les reproches répétés de gestion autocratique formulés tant par les professionnels de la santé que par les gestionnaires du réseau, les groupes de défense de patients et de personnes âgées, allant jusqu'à affirmer que le ministre «écoute beaucoup ce que les gens font sur le terrain».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer