Insatisfaction généralisée envers les libéraux, selon la CAQ

François Legault et Philippe Couillard.... (PHOTO JACQUES BOISSINOT, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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François Legault et Philippe Couillard.

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Plus des trois quarts des Québécois ne constatent aucun progrès ou perçoivent un recul de la situation de la province en santé, en économie, en fiscalité, en défense de la langue française et en éducation sous la gouverne du Parti libéral, selon un sondage commandé par la CAQ, qui espère voir ces enjeux supplanter celui de la souveraineté aux prochaines élections.

Depuis 10 ans, les Québécois sont de 51 % (défense du français) à 68 % (situation économique) à avoir constaté une dégradation de la situation sur ces cinq enjeux, d'après le sondage mené par la firme Léger et rendu public dimanche matin par la CAQ.

En additionnant les répondants qui jugent que la situation ne s'est pas améliorée, l'insatisfaction oscille entre 74% et 91%. Les résultats sont similaires lorsque la comparaison se fait sur deux ans, plutôt que dix.

Il n'en fallait pas plus pour que le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, qualifie les 12 dernières années de gouvernement «d'échec sur toute la ligne» et parle «d'une décennie perdue», lors d'un point de presse tenu dimanche matin dans un centre commercial de Longueuil.

Le dernier budget, rappelle-t-il, prévoit aussi de faibles croissances de l'économie et de l'emploi au cours des deux prochaines années, soit d'ici la prochaine élection provinciale.

«On n'a aucune ambition en santé, aucune ambition de réduire le fardeau fiscal et aucune ambition pour protéger le français», estime le chef caquiste.

Déloger la souveraineté

Malgré cette forte insatisfaction, M. Legault ne peut que constater que les intentions de vote favorisent encore le Parti libéral.

«C'est le paradoxe que depuis 40 ans au Québec, les intentions de vote et les votes aux différentes élections ne se font qu'en fonction d'un sujet : est-ce qu'on est pour ou contre la souveraineté du Québec? C'est pour ça qu'on se retrouve devant un monopole libéral. Ce qu'on essaie de dire à la CAQ, c'est que ce n'est pas suffisant d'être contre la souveraineté du Québec, il faut être pour un projet économique, pour un projet en éducation, pour un projet en santé, pour un projet pour protéger le français à l'intérieur du Canada.»

Selon M. Legault, Philippe Couillard et ses collègues ont «ouvert le champagne» avec l'arrivée au Parti québécois de Pierre Karl Péladeau «et de son poing levé pour la souveraineté du Québec».

«Eux, c'est leur marque de commerce d'être contre la souveraineté du Québec, mais c'est la seule chose à leur programme.»

«On veut prendre les deux années qui restent pour dire : en 2018, il y a une opportunité de changer, même si vous voulez rester à l'intérieur du Canada, il y a une autre alternative qui est la CAQ.»

Manque de jugement

Le chef de la deuxième opposition considère par ailleurs que Sam Hamad «a manqué de jugement en maintenant des liens avec Marc-Yvan Côté, qui a pourtant été banni en 2005 du Parti libéral du Canada».

Il étend aussi le constat au premier ministre, «qui a réitéré sa confiance en M. Hamad, parce que tout ce que fait M. Couillard actuellement, c'est d'ajouter au cynisme des Québécois».

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