Les réticences de Labeaume expliquent le peu de réfugiés à Québec, dit Legault

Le chef de la CAQ, François Legault... (Photo Jacques Boissinot, La Presse Canadienne)

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Le chef de la CAQ, François Legault

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le chef caquiste François Legault a fait un lien, jeudi, entre des réticences exprimées par le maire Régis Labeaume et le nombre moins élevé que prévu de réfugiés syriens qui iront s'établir à Québec.

Dans un point de presse à l'Assemblée nationale, M. Legault a pointé vers ces propos comme une raison de la répartition décidée par le gouvernement du Québec.

«On a vu qu'il a tenu des propos où il y avait des réticences, donc je comprends qu'en conséquence de ces réticences, on en a un peu moins à Québec que ce que, peut-être, certains auraient souhaité, a-t-il dit. En même temps, il ne faut pas forcer les choses plus que ça.»

La semaine dernière, M. Labeaume avait exprimé une préférence pour l'accueil de familles et d'orphelins, par crainte que des hommes seuls puissent nuire au sentiment de sécurité à Québec.

Des chiffres rendus publics mercredi indiquent que le gouvernement du Québec a organisé l'accueil de 85 pour cent des 7300 réfugiés syriens dans la région montréalaise.

Alors que M. Labeaume avait ouvert la porte à l'accueil de 800 d'entre eux, le plan gouvernemental prévoit que seulement 230 personnes iront s'établir dans la capitale québécoise.

Selon le chef caquiste, l'organisation de telles opérations d'accueil et d'intégration exige une bonne collaboration des municipalités.

«Il faut avoir la collaboration des personnes, incluant les maires, incluant le maire de Québec, pour l'intégration des réfugiés, a-t-il dit. On ne peut pas commencer à le faire contre M. Labeaume.»

Le ministre intérimaire de la Sécurité publique, Pierre Moreau, a affirmé que la répartition des réfugiés n'a pas de lien avec les déclarations de M. Labeaume.

«Il ne faut pas ostraciser le maire Labeaume, au contraire il a été un des premiers élus à dire au Québec: nous on veut recevoir des réfugiés», a-t-il dit.

M. Moreau a expliqué que la concentration des nouveaux arrivants dans la région montréalaise s'explique par le fait que les personnes qui les parrainent y habitent.

«Il est normal que la répartition sur le territoire de gens de même communauté influence notamment la question du parrainage privé», a-t-il dit.

Le programme du gouvernement du Québec prévoit l'arrivée de 7300 réfugiés syriens, au cours des deux prochaines années, un chiffre qui pourrait passer à 9400 avec un plan du gouvernement fédéral dévoilé en début de semaine.

M. Legault a affirmé qu'une plus grande répartition régionale des réfugiés à travers le Québec aurait facilité leur intégration.

«C'est plus facile de s'intégrer quand on est partout au Québec, dans une communauté qui est largement francophone plutôt que de rester tous ensemble, a-t-il dit. Je pense que ce serait souhaitable, mais en même temps je peux comprendre qu'ils souhaitent peut-être être à Montréal.»

Selon M. Moreau, qui ne partage pas cet avis, une répartition régionale sera plus facile dans le cas des 700 parrainages du gouvernement prévus cette année.

«Cette harmonisation peut être aussi bien réussie en milieu urbain qu'en milieu rural et c'est ce que nous allons nous employer à faire», a-t-il dit.

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