Le Québec n'est pas à l'abri de la xénophobie, observe Couillard

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Au moment où circule sur l'internet une pétition demandant à Ottawa et Québec de renoncer au projet d'amener au Québec quelque 25 000 ressortissants syriens, M. Couillard a prévenu qu'il fallait être aux aguets, soucieux de ne pas donner prise aux flambées d'intolérance qui pourraient apparaître, « de ne pas souffler sur les braises, attiser ces démons ».

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(QUÉBEC) Le Québec n'est pas à l'abri de ces « démons » que sont le racisme, la xénophobie et le repli sur soi observe Philippe Couillard convaincu que son parti est plus ouvert que le PQ ou la CAQ à l'accueil des migrants syriens.

Au moment où circule sur l'internet une pétition demandant à Ottawa et Québec de renoncer au projet d'amener au Québec quelque 25 000 ressortissants syriens, M. Couillard a prévenu qu'il fallait être aux aguets, soucieux de ne pas donner prise aux flambées d'intolérance qui pourraient apparaître, « de ne pas souffler sur les braises, attiser ces démons ».

Le PQ et la CAQ « ont un lourd passif » en matière d'ouverture aux immigrants, a-t-il lancé. Le Parti québécois a suscité l'épisode « très regrettable de la Charte des valeurs qui a divisé les Québécois et envoyé un message très négatif à l'international ». Un de ses députés Jean François Lisée proposait de n'accorder le droit de vote aux nouveaux québécois qu'un an après leur entrée au pays, de relever M. Couillard en point de presse, clôturant le conseil général du PLQ.

Quant à la CAQ, elle propose d'imposer des tests d'intégration aux gens trois après leur arrivée quel que soit l'impact sur les familles, a-t-il poursuivi. La veille M. Couillard avait évité de rapprocher le débat sur les migrants syriens des questions partisanes. Pour lui, les politicens devraient « éviter les prises de positions faciles, d'attiser, de souffler sur les braises de ces démons du racisme et de la xénophobie » a-t-il soutenu.

Dans son discours devant les 400 délégués à la clôture du conseil général, M. Couillard est revenu sur la nécessité pour le Québec d'accueillir sereinement les migrants syriens, une ouverture à laquelle se sont engagés les gouvernements du Canada et du Québec.

Pour lui ces néo-québécois doivent être « égal au premier jour. Avec le droit de vote au premier jour, pas un an plus tard comme le PQ. Des le premier jour où la citoyenneté est acquise, le droit de vote est acquis » avait-il lancé.

Puis s'en prenant au parti de François Legault, il avait renchéri « une citoyenneté qui n'a pas besoin d'un autre examen, messieurs de la CAQ, surtout pas trois ans après l'arrivée des familles au Québec. L'examen pour eux est déjà fait, l'examen de la décision déchirante, douloureuse de quitter son pays, de laisser tout derrière soi, et d'aller à l'aventure dans une société qui nous accueille, qui nous intègre à la langue française et à nos façons de vivre ».

Sur la décision du gouvernement Trudeau de désengager le Canada des frappes aériennes en Irak et en Syrie, M. Couillard avoue ne pas vouloir ajouter de la pression sur les épaules du nouveau premier ministre. Pour lui cependant, « il est essentiel que notre réaction à cet ennemi mortel qu'est l'État islamique se fasse en partenariat avec nos alliés du monde. Il faut faire ce que nos alliés nous demandent », dira-t-il. « On ne peut rester étranger à cette lutte, faire comme si elle ne nous concernait pas. Si ces gens étaient ici dans cette salle, ils ne nous feraient pas de quartiers ».

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