Information régionale: Martine Ouellet espère l'appui de PKP

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La Presse Canadienne

La députée péquiste Martine Ouellet croit que son collègue Pierre Karl Péladeau devrait appuyer sa proposition de créer un réseau télévisé d'information régionale en continu.

Mme Ouellet a déclaré jeudi que M. Péladeau, candidat comme elle à la direction du Parti québécois, pourrait se prononcer sans se placer en conflit d'intérêts avec les activités de son conglomérat Québecor.

«J'espère que l'ensemble des candidats, des membres du PQ appuiera cette proposition, a-t-elle dit aux journalistes. C'est des idées qui sont analysées au PQ depuis un certain nombre d'années.»

Selon Mme Ouellet, Radio-Canada et les diffuseurs privés ont délaissé la couverture de l'information régionale au cours des dernières années, ce qui nécessite la mise en place de son projet.

«Je pense qu'actuellement, avec vraiment la désaffection de Radio-Canada, particulièrement, mais aussi des diffuseurs privés pour l'information régionale, il faut vraiment agir, a-t-elle dit. On est en train d'abandonner nos régions en ne permettant pas la diffusion d'informations régionales.»

Le projet de Mme Ouellet vise la création d'un bulletin quotidien d'information régionale à Télé-Québec, la société d'État québécoise. Une plate-forme Internet viendra compléter cette initiative.

La candidate promet également qu'un gouvernement péquiste dont elle serait première ministre créerait un réseau d'information régionale en continu dans tout le Québec, Télé-Québec Information (TQI).

Au total, cette proposition coûterait 30 millions $ par année à réaliser, a estimé Mme Ouellet.

«On le sait, l'information, c'est le quatrième pouvoir, si on veut donner plus de pouvoir à nos régions, il faut donner à nos régions l'accès à l'information et à la diffusion», a-t-elle dit.

Mme Ouellet croit également que les dispositions anti-briseurs de grève devraient être revues en raison de l'impact des nouvelles technologies sur les lieux de travail.

La candidate n'a pas voulu dire si sa proposition reprendrait les éléments contenus dans un projet de loi déposé par le PQ en 2010, visant à interdire à un employeur d'utiliser les services ou le travail d'une personne qui se trouve à l'extérieur d'un établissement touché par une grève ou un lock-out pour remplir les fonctions d'un salarié impliqué dans le conflit.

Le projet de loi 399 avait été déposé par le député Guy Leclair, à l'occasion d'un lock-out au Journal de Montréal, une filiale de Québecor, qui a duré deux ans.

La candidate a affirmé qu'elle reviendra sur la question plus tard dans la campagne.

«Ce n'est pas seulement pour les entreprises du côté des médias, mais pour l'ensemble des entreprises, à cause de toutes les nouvelles technologies, on doit effectivement revoir cette loi-là», a-t-elle dit.

Le porte-parole de M. Péladeau, Marc-André De Blois, a fait savoir que le candidat ne commentera pas les propositions de Mme Ouellet.

Le député Bernard Drainville, lui aussi dans la course, a déclaré de son côté qu'il abordera le sujet de l'information régionale dans sa campagne.

«Il s'agit d'une proposition intéressante, a-t-il dit. Nous travaillons sur un projet semblable depuis des semaines. On en aura plus long à dire sur le sujet au retour des fêtes.»

Jean-François Lisée, député et candidat, avait pour sa part déjà abordé la question dans son blogue en novembre dernier.

M. Lisée proposait que chaque ville moyenne du Québec dispose d'un carrefour de l'information constitué autour d'une station de Télé-Québec, qui produirait un bulletin de nouvelle quotidien et une émission d'affaires publiques régionale, diffusés localement.

Par ailleurs, Mme Ouellet a exprimé son étonnement que M. Péladeau refuse de joindre sa voix à celle des cinq autres candidats à la chefferie qui réclament au total cinq débats.

«J'étais assez surprise parce que normalement, des débats c'est normal en politique, on en fait quand même beaucoup, particulièrement dans des périodes comme une course à la chefferie, une campagne électorale», a-t-elle dit.

M. Péladeau a affirmé qu'il se pliera à la décision du comité organisateur du PQ, qui arrêtera le nombre de débats en début d'année.

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