Québec chiffre les demandes syndicales à plus de 5 milliards

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Un peu plus tôt en après-midi,  la FIQ et la FAE ont déposé officiellement leurs demandes financières au Conseil du trésor.

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(Québec) Les demandes salariales de 13,5% en trois ans déposées hier par la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) et la Fédération autonome de l'enseignement (FAE) sont «une très grosse bouchée à avaler», estime le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux. Il les chiffre à 5,2 milliards de dollars.

Il répliquera avec une offre cet automne. «On doit négocier à l'intérieur de ce qu'il est possible de faire. Si on n'a pas les moyens financiers de donner certaines choses, il serait irresponsable de le faire. On ne va pas aller en déficit budgétaire pour donner des choses qu'on ne peut pas donner. On ne va pas augmenter les impôts des Québécois pour donner des choses qu'on ne peut pas donner», a affirmé M. Coiteux en conférence de presse. Il entend «négocier en toute bonne foi, mais dans le cadre financier qui est celui des contribuables du Québec qui, eux, paient la facture»

Alliance

Un peu plus tôt, la FIQ et la FAE déposaient leurs demandes financières au Conseil du trésor. Elles ont formé une alliance dans le cadre des négociations pour le renouvellement des conventions collectives des secteurs public et parapublic qui viendront à échéance le 31 mars. Elles représentent 100 000 personnes. Il existe un autre «front commun», qui réunit celui-là la CSN, la FTQ, la CSQ, le SFPQ et l'APTS (400 000 membres).

La FIQ et la FAE demandent des augmentations salariales de 13,5% sur une période de trois ans. À cela s'ajoute une hausse liée à la croissance économique, mais l'alliance ne l'a pas chiffrée. Elle présente des demandes semblables à celles du front commun (13,5%), mais elle les décline différemment.

L'alliance demande un «rattrapage salarial» de 4,5% pour combler l'écart entre les hausses de salaire obtenues depuis 2004 et l'augmentation de l'inflation durant la même période. Elle réclame également une «augmentation minimale» de 2% par année pour «protéger le pouvoir d'achat» et une prime d'attraction et de rétention du personnel de 1% annuellement.

«Nous ne baisserons pas les yeux parce que nous revendiquons notre juste part», a plaidé le président de la FAE, Sylvain Mallette. «De ce 13,5%, il y a 10,5% qui ne visent qu'à assurer le maintien du pouvoir d'achat. Ce n'est pas demander la lune.» La présidente de la FIQ, Régine Laurent, a reconnu que les demandes syndicales sont une «base de discussion» en vue de la négociation.

En conférence de presse, Martin Coiteux a indiqué que 1% d'augmentation pour l'ensemble des employés de l'État représente 388 millions. Les demandes syndicales s'élèvent donc à 5,2 milliards, selon lui. Il a souligné que «le contexte budgétaire est très serré», laissant entendre qu'il n'a pas les moyens d'accorder les hausses demandées. Il a rappelé que le gouvernement veut retrouver l'équilibre budgétaire en 2015-2016. Le 18 octobre, le premier ministre Philippe Couillard et lui n'ont pas exclu un gel des salaires pour cette année-là.

Une guerre de chiffres oppose Québec et les syndicats. Le front commun a déjà fait valoir que 1% d'augmentation représente 289 millions.

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