PQ: l'appui au plus bas n'inquiète pas outre mesure

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Martine Ouellet a participé samedi à une rencontre de Génération nationale, un groupe de jeunes nationalistes partisans de la souveraineté.

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Des têtes d'affiche du mouvement souverainiste ont refusé de s'inquiéter des résultats du dernier sondage Léger, samedi, malgré l'appui historiquement bas récolté par le Parti québécois.

Si des élections avaient eu lieu au milieu de la semaine dernière, le Parti québécois (PQ) n'aurait récolté que 19 % des votes contre 40 % pour les libéraux et 27 % pour les caquistes, suggère le coup de sonde commandé par Le Devoir. Il s'agit d'une chute de six points par rapport aux résultats de l'élection du 7 avril dernier.

Pire encore, selon le président de Léger, le PQ arrive en quatrième place chez les moins de 35 ans (derrière Québec solidaire) et en troisième place chez les moins de 55 ans.

Pour l'ex-ministre péquiste Martine Ouellet, il ne faut pas s'inquiéter outre mesure.

« Il faut toujours prendre les sondages avec prudence. C'est le portrait en une journée précise, a-t-elle fait valoir. Ça ne veut pas dire qu'à l'avenir, ça ne peut pas changer. »

«Moi, je vais me relever les manches pour que le Parti québécois reprenne sa place.»

Martine Ouellet
ex-ministre péquiste

Mme Ouellet n'a pas voulu exclure la possibilité qu'elle se présente à la direction du parti.

Son nom n'a toutefois pas été testé par Léger. Selon le sondage, l'arrivée de Gilles Duceppe ou de Pierre Karl Péladeau à la tête du PQ le ferait avancer, respectivement de 10 et 4 points. Jean-François Lisée et Bernard Drainville, eux, feraient perdre 3 points à leur formation politique.

BEAULIEU PREND SES DISTANCES DU PQ

Mario Beaulieu, candidat à la direction du Bloc québécois (BQ), croit que le mouvement souverainiste devrait exprimer clairement et sans gêne sa volonté de faire du Québec un pays.

Le sondage de samedi matin « me pousse à travailler plus fort », a-t-il assuré en entrevue avec La Presse.

«La stratégie axée sur le bon gouvernement où on ne parle pas de la souveraineté [sauf dans les instances], ce n'est pas quelque chose qui stimule l'appui à la souveraineté.»

Mario Beaulieu
candidat à la direction du Bloc québécois et président sortant de la Société Saint-Jean-Baptiste

Par ailleurs, M. Beaulieu a refusé de dire si c'est le Parti québécois qui devait servir de point de convergence provincial aux militants indépendantistes.

« Si on réactive le mouvement souverainiste, ça va favoriser la convergence [sur la scène provinciale] », a-t-il dit. Vers le Parti québécois? « Ça, on va voir. Actuellement, le PQ est en remise en question. Je vais les laisser faire leurs débats. »

Les relations entre le Bloc québécois et les petits partis souverainistes québécois (Québec solidaire et Option nationale) avaient été un enjeu important de la dernière course à la direction du Bloc québécois.

Martine Ouellet et Mario Beaulieu participaient à une rencontre de Génération nationale, un groupe de jeunes nationalistes partisans de la souveraineté.

Mea culpa de Martine Ouellet

Pour l'ex-ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet, « c'est clair » que le gouvernement de Pauline Marois « a manqué de cohérence » sur certains enjeux économiques et environnementaux au coeur de son mandat de 18 mois.

Le bilan écologique du gouvernement était « extraordinaire », mais a été « occulté par deux questions : Enbridge et Anticosti », a-t-elle dit devant plusieurs dizaines de militants souverainistes. Mme Ouellet a dit croire que ces deux projets ont été plombés par des problèmes de communication.

« La façon de les amener ne nous a clairement pas aidés », a-t-elle dit.




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