Legault propose un nouveau «commissaire à l'intégrité»

Pour François Legault, la loi 1 sur le... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Pour François Legault, la loi 1 sur le contrôle des entreprises qui réclament des contrats du gouvernement comporte des lacunes majeures, et il serait heureux d'envoyer M. Duchesneau conseiller le gouvernement, a-t-il ironisé, en point de presse. Notre photo: Jacques Duchesneau et François Legault lors de la campagne électorale, en août dernier.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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Denis Lessard
Denis Lessard
La Presse

La Coalition Avenir Québec propose la création d'un nouveau responsable de la probité des élus et des fonctionnaires. Nommé par l'Assemblée nationale, le commissaire à l'intégrité politique et administrative aurait sous sa responsabilité l'UPAC actuelle et les responsabilités du commissaire à l'intégrité.

Pour le critique de la CAQ pour la sécurité publique, Jacques Duchesneau, la nomination par l'Assemblée du nouveau commissaire le mettrait à l'abri de toute influence, «a-t-on déjà mis en doute l'impartialité du vérificateur général» a-t-il lancé. Pour lui cette nomination par l'ensemble des élus «est un élément fondamental puisque le Commissaire sera à l'abri des changements de gouvernement ».

Le mandat du CIPA sera de lutter contre la corruption, la collusion, les contraventions aux codes d'éthique et de déontologie, les actes contraires aux activités de lobbyisme dans l'ensemble de l'administration publique.

Une commission parlementaire annuellement contrôlera ses activités et ferait rapport à l'Assemblée.

Le «mandat large» du commissaire le forcerait à être «à mettre fin au travail en silo». Les activités éparses du gouvernement coûtent actuellement 33,5 millions $ par année, la nouvelle structure se ferait à coût nul.

Pour François Legault, la loi 1 sur le contrôle des entreprises qui réclament des contrats du gouvernement comporte des lacunes majeures, et il serait heureux d'envoyer M. Duchesneau conseiller le gouvernement, a-t-il ironisé, en point de presse.

M. Duchesneau a souligné avoir pleine confiance en la commission Charbonneau, où «les témoins parlent plus qu'on ne l'avait espéré. C'est la preuve qu'on a un problème important qui coûte des centaines de millions aux fonds publics» a affirmé M. Duchesneau. Il avoue ne pas avoir constaté de cas où le politique a voulu influencer l'attribution de contrats, mais rappelle que le gouvernement Charest -le ministre des Transports de l'époque, Sam Hamad - ne semblait pas heureux de recevoir son rapport accablant sur la collusion au ministère, en septembre 2011.

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