Les Attikameks de la Haute-Mauricie lèvent certains blocus pour discuter

Les chefs David Boivin de Wemotaci, Christian Awashish... (Photo: Gabriel Delisle)

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Les chefs David Boivin de Wemotaci, Christian Awashish d'Opitciwan et Paul-Émile Ottawa de Manawan de même que la Grand Chef de la nation atikamekw, Eva Ottawa.

Photo: Gabriel Delisle

La Presse Canadienne

Les Attikameks de la Haute-Mauricie ont temporairement levé samedi certains de leurs blocus forestiers afin de participer à de longues discussions en vue d'une rencontre avec le gouvernement Charest.

Seuls les blocus du secteur de la réserve de Wemotaci sont demeurés en place samedi. Le Conseil des Attikameks de Wemotaci a affirmé vouloir poursuivre la consultation de ses membres avant d'agir.

Les représentants des Attikameks doivent présenter un projet d'entente au gouvernement du Québec dès lundi matin, autre tentative afin de dénouer une crise qui les oppose depuis des décennies.

La nation autochtone bloque depuis le 25 juin dernier une partie des activités forestières de la compagnie Kruger et d'autres compagnies privées, empêchant les camions qui transportent du bois de sortir de leur territoire.

Les Attikameks exigent entre autres l'établissement d'une formule de cogestion du territoire et la mise en place de mécanismes de redevances sur l'exploitation des ressources naturelles.

Ils espèrent arriver à une entente de principe avec le gouvernement d'ici le 30 août prochain.

Entre-temps, si aucun accord n'est conclu au terme de la réunion de lundi, les blocus reprendront dès le lendemain, soit le mardi 10 juillet, ont indiqué les Attikameks par voie de communiqué.

Les Attikameks estiment que les travailleurs, compagnies forestières et autres commerces pourraient tous bénéficier d'une entente négociée.

Ils s'inspirent notamment de «la paix des Braves», cet accord conclu en 2002 entre le premier ministre de l'époque, Bernard Landry, et le chef cri Ted Moses afin qu'Hydro-Québec puisse construire le projet hydroélectrique Eastmain-Rupert près de la baie James.

L'entente prévoyait l'octroi d'une importante compensation monétaire pour les Cris et leur assurait également une certaine implication dans le développement hydroélectrique de leur région.




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