Violences à Gaza: le Canada condamne l'implication du Hamas

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.... (Photo Alex Panetta, PC)

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La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le Canada montre le Hamas du doigt pour son « implication » dans les violences qui ont coûté la vie à des dizaines de Palestiniens dans la bande de Gaza, lundi, jour de l'inauguration de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem.

Le plus récent bilan dressé par le ministère de la Santé de Gaza vers 23 h (16 h, heure avancée de l'Est) faisait état de 55 morts palestiniens et de plus de 1200 personnes atteintes par balle, seulement dans la journée de lundi.

La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s'est tournée vers Twitter pour exprimer sa tristesse et son inquiétude face à la situation. Selon elle, il est « inexcusable » que des civils, des journalistes et des enfants aient été victimes des violences.

« Toutes [les] parties du conflit ont la responsabilité de protéger les civils », a écrit la ministre Freeland sur le réseau social.

Dans une déclaration plus détaillée transmise subséquemment, le porte-parole de la diplomate en chef du Canada, Adam Austen, a signalé qu'Ottawa « condamn[ait] l'implication du Hamas, une organisation terroriste répertoriée ».

« Nous reconnaissons qu'Israël a le droit de se défendre contre toute menace légitime, conformément à ses obligations internationales » et « nous restons déterminés à adresser la situation humanitaire à Gaza et à améliorer la vie des Palestiniens vulnérables », a-t-il ajouté.

Le gouvernement canadien, a conclu M. Austen, appelle « à une désescalade des tensions et à un retour aux négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, le seul moyen de parvenir à une paix globale et durable ».

Quelques heures plus tard, le bureau du premier ministre a fait savoir que Justin Trudeau avait contacté Donald Trump pour parler libre-échange, lundi, mais que les deux hommes avaient également « discuté d'enjeux géopolitiques, y compris les développements au Moyen-Orient ».

Au Nouveau Parti démocratique (NPD), on a dénoncé l'utilisation de munitions réelles contre les manifestants et les pertes de vie. Dans une déclaration publique, on s'en est aussi pris au gouvernement canadien.

« Notre gouvernement a gardé un silence honteux sur les récents développements à Gaza, et le premier ministre devrait condamner la violence, demander à Israël de cesser de bafouer le droit international, et appuyer une enquête indépendante sur ces morts », a réclamé Jagmeet Singh, le leader du NPD.

Le porte-parole conservateur en matière d'affaires étrangères, Erin O'Toole, a appelé à ce que le dialogue prenne le pas sur les affrontements.

« Très préoccupé par la violence à Gaza qui a fait des morts et des blessés. La paix et la stabilité dans la région ne passent pas par la violence, alors espérons que le dialogue remplacera la confrontation », a réagi sur Twitter M. O'Toole.

Le premier ministre Justin Trudeau a été très clair sur le fait que son gouvernement n'avait aucune intention de déménager l'ambassade du Canada à Jérusalem.

Le chef conservateur Andrew Scheer, en revanche, emboîterait le pas aux États-Unis.

« Les conservateurs du Canada dirigés par Andrew Scheer reconnaîtront Jérusalem comme étant la capitale d'Israël quand nous formerons le gouvernement en 2019 », a indiqué le parti sur son site web en février dernier.

Réunis en conseil général à Saint-Hyacinthe, ce week-end, les militants conservateurs du Québec ont entériné une résolution allant en ce sens. Le vote de samedi a cependant été serré - 56 % à 44 %.

La résolution stipule que le Parti conservateur du Canada « reconnaît la ville de Jérusalem comme étant sa capitale et soutient tous les efforts pour relocaliser l'ambassade canadienne de Tel-Aviv dès que possible ».

L'inauguration de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem s'est faite en présence de Jared Kushner et d'Ivanka Trump, qui représentaient l'administration Trump. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou était sur place.

Dans une vidéo qui a été projetée pendant la cérémonie, le président Donald Trump a soutenu qu'il demeurait « entièrement déterminé » à atteindre la paix au Moyen-Orient, même si le déménagement de l'ambassade a ulcéré les Palestiniens.

Son beau-fils Jared Kushner a vanté son courage et a soutenu que les instigateurs de la violence « font partie du problème et non de la solution ».

L'Assemblée générale des Nations unies a adopté en décembre dernier une résolution condamnant la décision américaine de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. La motion a été approuvée en dépit des propos menaçants de l'ambassadrice américaine Nikki Haley.

Le Canada s'était abstenu de voter sur cette résolution.

Le premier ministre Trudeau avait plus tard justifié cette abstention en soutenant qu'Ottawa « évite de prendre parti » dans cette utilisation « des votes aux Nations unies pour isoler ou condamner que ce soit Israël ou au sujet d'Israël ».

Dans une déclaration plus détaillée transmise subséquemment, le porte-parole de la diplomate en chef du Canada, Adam Austen, a signalé qu'Ottawa «condamn(ait) l'implication du Hamas, une organisation terroriste répertoriée».

«Nous reconnaissons qu'Israël a le droit de se défendre contre toute menace légitime, conformément à ses obligations internationales» et «nous restons déterminés à adresser la situation humanitaire à Gaza et à améliorer la vie des Palestiniens vulnérables», a-t-il ajouté.

Le gouvernement canadien, a conclu M. Austen, appelle «à une désescalade des tensions et à un retour aux négociations directes entre Israéliens et Palestiniens, le seul moyen de parvenir à une paix globale et durable».

Au Nouveau Parti démocratique (NPD), la porte-parole en matière d'affaires étrangères, Hélène Laverdière, a écrit lundi sur Twitter que les violences devaient cesser et réclamé la tenue d'une enquête indépendante sur Gaza.

Elle a exhorté le gouvernement du Canada à enjoindre le gouvernement d'Israël «à respecter ses responsabilités en matière de droit international, de condamner les colonies illégales et enfin défendre les droits du peuple palestinien ainsi que ceux des Israéliens».

Les conservateurs n'avaient pas encore offert de réaction à la flambée de violence dans la bande de Gaza au moment de publier ces lignes, lundi d'après-midi.

Le premier ministre Justin Trudeau a été très clair sur le fait que son gouvernement n'avait aucune intention de déménager l'ambassade canadienne à Jérusalem.

Le chef conservateur Andrew Scheer, en revanche, emboîterait le pas aux États-Unis.

«Les conservateurs du Canada dirigés par Andrew Scheer reconnaîtront Jérusalem comme étant la capitale d'Israël quand nous formerons le gouvernement en 2019», a indiqué le parti sur son site web en février dernier.

Réunis en conseil général à Saint-Hyacinthe, ce week-end, les militants conservateurs du Québec ont entériné une résolution allant en ce sens. Le vote de samedi a cependant été serré - 56% à 44%.

La résolution stipule que le Parti conservateur du Canada «reconnaît la ville de Jérusalem comme étant sa capitale et soutient tous les efforts pour relocaliser l'ambassade canadienne de Tel-Aviv dès que possible».

L'inauguration de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem s'est faite en présence de Jared Kushner et d'Ivanka Trump, qui représentaient l'administration Trump. Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou était sur place.

Dans une vidéo qui a été projetée pendant la cérémonie, le président Donald Trump a soutenu qu'il demeurait «entièrement déterminé» à atteindre la paix au Moyen-Orient, même si le déménagement de l'ambassade a ulcéré les Palestiniens.

Son beau-fils Jared Kushner a vanté son courage et a soutenu que les instigateurs de la violence «font partie du problème et non de la solution».

L'Assemblée générale des Nations unies a adopté en décembre dernier une résolution condamnant la décision américaine de transférer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem. La motion a été approuvée en dépit des propos menaçants de l'ambassadrice américaine Nikki Haley.

Le Canada s'était abstenu de voter sur cette résolution.

Le premier ministre Trudeau avait plus tard justifié cette abstention en soutenant qu'Ottawa «évite de prendre parti» dans cette utilisation «des votes aux Nations unies pour isoler ou condamner que ce soit Israël ou au sujet d'Israël».




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