Bloc: l'exclusion des sept députés entraînerait la «mort» du parti

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Dans cette image tirée d'une vidéo, le député Louis Plamondon et ses collègues annoncent qu'il quitte le caucus du Bloc québécois, le 28 février.

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Vicky Fragasso-Marquis
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Les sept députés démissionnaires du Bloc québécois estiment que si le bureau national du parti entame des démarches samedi pour les exclure définitivement de la formation politique, «il aura contribué à la mort du Bloc québécois».

Les députés faisant partie du «Groupe parlementaire québécois» ont publié une lettre ouverte dans «Le Journal de Montréal», samedi, dans laquelle ils lancent une nouvelle salve contre la chef du Bloc québécois, Martine Ouellet.

Le bureau national du Bloc québécois se réunissait samedi, à Montréal, pour déterminer la marche à suivre quelques jours après que sept députés bloquistes sur dix eurent claqué la porte du caucus. Le bureau national, qui pourrait discuter de l'exclusion des députés, est présidé par le député Mario Beaulieu, un fidèle allié de Martine Ouellet.

Après la rencontre en après-midi, la chef bloquiste fera d'ailleurs sa première apparition publique depuis qu'une vingtaine d'ex-députés bloquistes lui ont montré le chemin de la sortie dans une lettre ouverte publiée dans les pages du Devoir, vendredi. Les conseils exécutifs de deux circonscriptions ont aussi réclamé son départ pour faire passer «avant toute chose le bien supérieur du mouvement indépendantiste».

Mme Ouellet n'avait pas souhaité faire de commentaire avant la réunion du bureau national, qui dure depuis plusieurs heures. Une conférence de presse devait se tenir en début d'après-midi, mais elle a été reportée à une heure ultérieure.

Dans leur texte publié samedi, les sept députés accusent Martine Ouellet, d'avoir «exigé leur soumission» depuis son arrivée à la tête du parti.

Ils répètent que le leadership, les orientations et la vision de la chef, centrés uniquement sur l'indépendance, ne servent pas les intérêts du Québec.

Ils rappellent que les décisions sur l'avenir du Québec se prendront à Québec et non à Ottawa, et qu'entre-temps, le Bloc québécois «a la responsabilité de protéger le Québec des effets néfastes du carcan fédéral».

«Une chef qui utilise son premier conseil général pour s'en prendre à ses propres députés, est-ce que ça sert le Québec ? Une chef qui siège à Québec quand son parti est à Ottawa, est-ce que ça sert le Québec ?», ont-ils écrit.

Lors de son discours au Conseil national il y a quelques semaines, Martine Ouellet avait déclaré qu'elle sentait de la «résistance» au sein de son parti, qui selon elle devrait arrêter d'adopter les «mêmes recettes qui sont là depuis 25 ans».

Dans un message partagé sur Facebook vendredi après-midi, le Bloc québécois a rappelé aux députés démissionnaires que «la porte demeurait ouverte» et que le parti avait «démontré sa bonne foi cette semaine».

«C'est simple: notre projet de pays est trop grand, trop beau, trop important pour que des considérations personnelles nous en éloignent. Le temps est encore au dialogue, à la solidarité et au rassemblement», a plaidé le parti.




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