Politique

Parti progressiste-conservateur ontarien: Caroline Mulroney «ferait fureur», croit son père

Caroline Mulroney, lors d'un discours en septembre dernier... (PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, FOURNIE PAR L'ÉQUIPE DE CAMPAGNE DE CAROLINE MULRONEY)

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Caroline Mulroney, lors d'un discours en septembre dernier dans la circonscription ontarienne de York-Simcoe, qu'elle brigue en vue des élections provinciales de juin.

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(Ottawa) Déjà candidate aux élections provinciales prévues le 7 juin en Ontario, Caroline Mulroney continue sa réflexion quant à la possibilité de briguer la direction du Parti progressiste-conservateur. Selon son père, l'ancien premier ministre du Canada Brian Mulroney, elle devrait annoncer sa décision « dans les prochains jours ».

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Brian Mulroney, ancien premier ministre du Canada

Photo Jacqulyn Martin, Associated Press

Si elle décidait de se lancer dans la course, elle « ferait fureur », a soutenu M. Mulroney dans une entrevue accordée à La Presse, après son témoignage devant le comité des affaires étrangères du Sénat américain, mardi.

À quelque quatre mois du début de la campagne électorale, le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario est pris dans la tourmente dans la foulée de la démission de son chef, Patrick Brown, visé par des allégations d'inconduite sexuelle par deux jeunes femmes, rapportées par le réseau CTV la semaine dernière, alors que ce dernier était député fédéral en 2014.

La tourmente s'est amplifiée dimanche lorsque le président du parti, Rick Dykstra, a aussi démissionné après que le magazine Maclean's eut rapporté qu'il avait fait l'objet d'une enquête policière à la suite d'une plainte d'agression sexuelle de la part d'une ancienne employée du Parti conservateur fédéral (voir texte en écran 12). Cette employée n'a toutefois pas voulu que des accusations soient portées contre M. Dykstra, qui a mordu la poussière au scrutin fédéral de 2015 après une carrière de neuf ans comme député à la Chambre des communes.

« À cause des circonstances dramatiques des derniers jours, le terrain a subitement changé en Ontario et au sein du Parti progressiste-conservateur », a indiqué M. Mulroney. 

« Alors, je sais qu'elle consulte ses électeurs dans sa circonscription. Elle décidera dans les prochains jours si elle est disposée à se présenter. Pour l'instant, je sais qu'il n'y a pas de décision de prise du tout », a dit M. Mulroney.

La direction du parti doit annoncer d'ici quelques jours les règles qui s'appliqueront durant la course. Le vote pour choisir un nouveau leader doit avoir lieu d'ici la fin mars.

« Pour l'instant, je ne peux pas vous en dire davantage. Je n'en sais pas plus. C'est elle qui, en temps opportun, va me consulter. Selon l'évolution du dossier, je vais lui donner mon opinion avec tant d'autres. C'est une femme merveilleuse qui ferait fureur si elle était candidate », a ajouté M. Mulroney.

La candidature de Caroline Mulroney, qui brigue les suffrages dans la circonscription de York-Simcoe, dans la région de Toronto, a été rapidement évoquée par plusieurs stratèges conservateurs de l'Ontario dans la foulée de la démission de Patrick Brown. En outre, plusieurs candidats potentiels se sont désistés - la députée conservatrice fédérale Lisa Raitt, la députée provinciale Lisa MacLeod et le député et chef intérimaire Vic Fideli ont tour à tour annoncé leur intention de ne pas briguer la direction du parti -, ouvrant ainsi la voie à Mme Mulroney.

ADVERSAIRES DE TAILLE

La principale intéressée n'a pas voulu répondre aux questions des médias jusqu'ici quant à ses intentions. Si elle devait se lancer dans la course et remporter la victoire, elle affronterait deux autres femmes qui dirigent les deux autres principales formations politiques : Kathleen Wynne, qui est première ministre et chef du Parti libéral, et Andrea Horwath, qui est la leader du NPD.

Mme Mulroney pourrait aussi permettre l'émergence d'une nouvelle dynastie politique au pays après les Trudeau (Pierre et son fils Justin), entre autres.

Pour l'heure, seul l'ancien conseiller municipal de Toronto Doug Ford, frère de l'ex-maire controversé de la Ville Reine Rob Ford, a confirmé son intention de briguer la direction du Parti progressiste-conservateur. Hier, le député fédéral de Durham, Erin O'Toole, a indiqué qu'il n'écartait pas l'idée de se lancer dans la course. En 2017, M. O'Toole avait brigué la direction du Parti conservateur fédéral. Il avait terminé troisième, derrière le vainqueur Andrew Scheer et le député de Beauce Maxime Bernier.




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