Justin Trudeau réagit au froid entre Angela Merkel et Donald Trump

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Le premier ministre Justin Trudeau, alors qu'il est en Italie.

Sean Kilpatrick, PC

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Joanna Smith
La Presse Canadienne
ROME

Le premier ministre Justin Trudeau a dû ménager les susceptibilités transatlantiques, mardi, en réitérant sa volonté de collaborer aussi bien avec les États-Unis qu'avec l'Europe, pour le bien de l'économie canadienne.

M. Trudeau a ainsi réagi au froid qui s'est installé entre les États-Unis et le Vieux Continent à la suite de la première participation du président américain Donald Trump aux sommets du G7 et de l'OTAN, la semaine dernière.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déploré depuis une mutation décevante des relations américano-européennes, face à l'absence de consensus sur la lutte contre les changements climatiques. Le président Trump a refusé de renouveler l'engagement américain à l'accord de Paris sur le climat («COP21»), lors du sommet du G7, en Sicile.

Mme Merkel a déclaré dimanche que les Européens devaient dorénavant «prendre (leur) destin en main».

En concluant son séjour en Italie, mardi, M. Trudeau a fait valoir que l'accord de libre-échange entre l'Europe et le Canada, de même que les engagements en matière d'environnement, constituaient des sources de création d'emplois. «Nous travaillerons toujours ensemble et mettrons l'accent sur nos valeurs communes, qui sont aussi importantes des deux côtés de l'Atlantique, y compris aux États-Unis», a indiqué M. Trudeau lors d'un point de presse à Rome.

Contrairement à Mme Merkel, qui doit affronter l'électorat cette année - et qui n'a rien à gagner en se rangeant aux côtés de Donald Trump -, M. Trudeau ne peut se permettre de brûler les ponts avec Washington, parce que l'économie canadienne est trop intimement liée à son partenaire américain. Par ailleurs, le Canada s'apprête à renégocier cet été l'Accord de libre-échange nord-américain, et on s'attend à ce que Washington ne fasse pas de quartier.

Même si le président Trump n'est pas un chaud partisan d'une libéralisation du commerce ou des grands traités sur la lutte contre les changements climatiques, M. Trudeau s'est engagé à promouvoir ces deux principes en rappelant leurs purs avantages économiques.

«C'est grâce à des échanges musclés, basés sur l'ouverture et la franchise, que nous pourrons travailler ensemble dans ces secteurs», a estimé M. Trudeau. «Avec la conviction - au chapitre des changements climatiques, en particulier - que la seule façon d'aller de l'avant, c'est de protéger l'environnement tout en créant des emplois pour aujourd'hui et demain.»




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