Celle qui pourrait être «le pire cauchemar» de Trudeau au congrès du PCC

Brian Mulroney et sa fille, lors des funérailles... (Nathan Denette, archives PC)

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Brian Mulroney et sa fille, lors des funérailles de Jim Flaherty, à Toronto, le 16 avril 2014.

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(Toronto) Caroline Mulroney Lapham, la fille de l'ancien premier ministre Brian Mulroney, que certains militants conservateurs souhaitaient voir briguer la direction du Parti conservateur l'an dernier, agira comme l'une des deux maîtres de cérémonie durant le congrès du Parti conservateur qui s'ouvre aujourd'hui à Toronto.

Sa présence au congrès, qui permettra de choisir le successeur de Stephen Harper à la barre du parti au terme d'une course au leadership de près de 12 mois, alimentera certes les spéculations quant à ses ambitions politiques. Les prochaines élections fédérales doivent avoir lieu en octobre 2019. L'autre maître de cérémonie sera la députée du Manitoba Candice Bergen, qui est demeurée neutre durant la course en raison des fonctions de leader parlementaire à la Chambre des communes que lui avait confiées la leader intérimaire Rona Ambrose.

« Sa présence va démontrer que le Parti conservateur est vraiment une famille unie. C'est le message que nous voulons envoyer au terme de ce congrès », a indiqué à La Presse une source conservatrice, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat, et qui a refusé de s'avancer sur une éventuelle candidature de Caroline Mulroney Lapham.

« Il faudra bien lui poser cette question », s'est bornée à dire cette source.

Âgée de 41 ans, Caroline Mulroney Lapham est l'aînée des quatre enfants de M. Mulroney et affiche un parcours impressionnant. Cette diplômée de l'Université Harvard est actuellement vice-présidente de la firme d'investissement BloombergSen à Toronto. Avant de s'établir à Toronto, elle a pratiqué le droit dans un bureau d'avocats de New York, Shearman&Sterling. Elle a cofondé une organisation de bienfaisance, Shoebox Project for Shelters, qui vient en aide aux femmes vivant dans les centres de sans-abri.

Au moment où certains militants conservateurs évoquaient son nom, on faisait valoir qu'elle pourrait être « le pire cauchemar » du premier ministre Justin Trudeau si elle décidait de faire le saut en politique fédérale et suivre les traces de son père, qui a mené le Parti progressiste-conservateur à deux victoires électorales de suite en 1984 et 1988.

Mais dans un courriel à La Presse, en décembre, la principale intéressée avait affirmé qu'elle avait d'autres priorités pour le moment.

« Bien que j'aie toujours un intérêt à servir ma communauté, et que je sois très flattée par la suggestion, mes quatre jeunes enfants et mon travail demeurent ma priorité », avait-elle affirmé.

L'identité du prochain chef du Parti conservateur - et du chef de l'Opposition officielle à la Chambre des communes - devrait être connue vers 19h samedi. En tout, 13 candidats briguent la direction du parti. Le député de Beauce, Maxime Bernier, est considéré comme l'un des meneurs de cette course, mais rares sont les stratèges conservateurs qui osent en prédire l'issue. Les députés Andrew Scheer, de la Saskatchewan, et Erin O'Toole, de l'Ontario, sont vus comme les deux principaux candidats pouvant barrer la route à Maxime Bernier. Bien que la majorité des bulletins de vote aient été envoyés par la poste, les candidats auront une dernière chance de plaider leur cause vendredi soir en prononçant un discours devant les quelque 2000 militants qui comptent assister au dévoilement des résultats.

Rappelons que le mouvement conservateur au pays s'est entredéchiré à la fin des années 1980, alors que Brian Mulroney dirigeait un gouvernement progressiste-conservateur à Ottawa. Des conservateurs de l'Ouest insatisfaits de la gestion des affaires de l'État par le gouvernement Mulroney ont claqué la porte afin de former le Parti réformiste. Ce schisme a permis aux libéraux de Jean Chrétien de remporter aisément trois victoires électorales en 1993, 1997 et 2000.

Incapable de percer dans les provinces à l'est du Manitoba, le Parti réformiste a tenté d'adoucir son image en devenant l'Alliance canadienne, mais sans succès. En 2004, Stephen Harper, alors chef de l'Alliance canadienne, a alors décidé de fusionner son parti avec le Parti progressiste-conservateur, dirigé par Peter MacKay, pour fonder le Parti conservateur. Aux élections de 2006, Stephen Harper a réussi à former un premier gouvernement minoritaire. Il a répété l'exploit en 2008, pour finalement former un gouvernement conservateur majoritaire en 2011.




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