Trudeau annonce quatre élections partielles, dont une pour remplacer Dion

Le premier ministre Justin Trudeau.... (Chris Wattie, archives REUTERS)

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Le premier ministre Justin Trudeau.

Chris Wattie, archives REUTERS

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le siège de Stéphane Dion n'aura pas été vide bien longtemps. Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé mercredi que l'élection complémentaire dans Saint-Laurent se tiendrait le 3 avril prochain, en même temps que quatre autres scrutins en Ontario et en Alberta.

On dit généralement que les premières partielles constituent le «premier vrai test de leadership» d'un gouvernement, mais en réalité, celles-ci risquent de réserver peu de surprises, sauf peut-être dans Markham-Thornhill, en Ontario, où le siège de l'ex-ministre John McCallum doit être comblé.

Mais du côté de l'Alberta, il y a fort à parier que les conservateurs conserveront le siège qui était détenu par l'ancien premier ministre Stephen Harper dans Calgary Heritage et celui qu'occupait l'ex-ministre de l'Immigration et de la Défense Jason Kenney du côté de Calgary Midnapore.

Et on voit par ailleurs mal les libéraux s'incliner dans Ottawa-Vanier, château fort que représentait Mauril Bélanger jusqu'à son décès, en août dernier, et encore moins subir une raclée dans le fief de Saint-Laurent -  Stéphane Dion s'y est fait élire à huit reprises sans interruption depuis 1996.

Mais l'une de celles qui se sont lancées dans la course à la succession de l'ex-ministre, Yolande James, assure que «rien n'est gagné d'avance». Ni pour les libéraux dans le comté ni pour elle, qui devra d'abord se faire désigner candidate libérale par les militants d'un comté qu'elle n'habite pas.

Son seul adversaire déclaré dans cette course, le maire de l'arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa, a misé sur sa proximité avec la communauté lorsqu'il a confirmé son intention de briguer l'investiture il y a environ deux semaines.

«C'est vrai que je ne suis pas native de Saint-Laurent, mais j'habite quand même à 10-15 minutes d'ici, et je suis allée au cégep ici», a affirmé Mme James en entrevue avec La Presse canadienne, s'engageant du même souffle à déménager dans la circonscription si elle l'emporte en avril.

Celle qui portait le chapeau de commentatrice politique à l'émission Les Ex depuis l'été 2014 dit avoir été approchée par les libéraux fédéraux pour se lancer dans la course. Femme, bilingue, issue d'une minorité visible, elle semble être taillée sur mesure pour un poste de ministre.

Lui a-t-on promis une chaise à la table du cabinet? «Je suis une candidate à l'investiture. Je suis une candidate comme les autres, a-t-elle insisté à l'autre bout du fil. Mon souhait, c'est de gagner (l'investiture), et éventuellement, d'être députée et membre du caucus libéral.»

Le Parti libéral du Canada (PLC) n'a pas confirmé combien de personnes sont officiellement sur les blocs de départ pour la course à la succession de Stéphane Dion, qui est devenu ambassadeur du Canada auprès de l'Allemagne et de l'Union européenne après avoir été écarté du cabinet.

La professeure et fiscaliste Marwah Rizqy, qui s'était présentée dans Hochelaga aux dernières élections, serait aussi tentée de se lancer, selon diverses sources. L'ancien «dragon» de l'émission «Dans l'oeil du dragon», François Lambert, qui a songé se présenter, a finalement renoncé.

La date de l'assemblée d'investiture dans Saint-Laurent n'a pas encore été fixée, a signalé mercredi le PLC. D'ici là, Mme James continuera à arpenter les rues de la circonscription montréalaise afin de poursuivre son travail recrutement qui, à l'heure actuelle, «se passe bien», a-t-elle indiqué.




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