Trudeau s'excuse d'avoir répondu en français à une question en anglais

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Dans sa missive, le premier ministre reconnaît qu'il aurait dû s'exprimer dans la langue dans laquelle la question était formulée. Il s'engage par le fait même à agir de la sorte dans le futur.

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Giuseppe Valiante
La Presse Canadienne

Le premier ministre Justin Trudeau a promis de répondre aux questions du public dans la même langue qu'elles lui seront posées à l'avenir, réagissant ainsi aux critiques de plusieurs citoyens frustrés qui l'accusaient d'avoir violé la politique de bilinguisme au pays.

Lors d'un arrêt à Sherbrooke pendant sa tournée pancanadienne en janvier, M. Trudeau a insisté pour répondre en français à toutes les questions, incluant celles qui lui ont été posées en anglais.

Sa décision a été qualifiée de «bornée» dans certains médias et a entraîné le dépôt de plusieurs plaintes au bureau du Commissariat aux langues officielles.

Un groupe montréalais de défense des droits des anglophones, Quebec Community Groups Network, a publié lundi sur son site web une lettre reçue de M. Trudeau datant du 14 février. Ce dernier y exprime ses regrets pour avoir répondu en français à une question posée en anglais.

«Pour l'assemblée citoyenne à Sherbrooke, je veux exprimer mes regrets sincères», est-il écrit dans la lettre en anglais signée par M. Trudeau.

«Je reconnais que j'aurais dû répondre aux questions dans la même langue qu'elles m'avaient été posées, que ce soit au Québec ou ailleurs au Canada. Vous pouvez être assurés que je ne le ferai plus à l'avenir», a-t-il ajouté.

James Shea, président du Quebec Community Groups Network, se dit satisfait de la réponse du premier ministre.

«Manifestement, il avait violé la Loi sur les langues officielles qui engage le gouvernement du Canada à fonctionner au Canada dans les deux langues officielles - l'anglais et le français», a-t-il souligné.

Nelson Kalil, porte-parole du Commissariat aux langues officielles, affirme cependant que cette analyse n'est pas tout à fait juste.

M. Trudeau lui-même n'est pas tenu de respecter cette loi. C'est plutôt la branche administrative du Bureau du premier ministre, le Conseil privé, qui l'est.

Le Commissariat aux langues officielles s'affaire actuellement à déterminer si le Conseil privé avait une quelconque obligation de demander au premier ministre de répondre aux questions dans la même langue qu'elles lui étaient posées.

D'ailleurs, le commissariat a reçu d'autres plaintes sur une autre assemblée publique de M. Trudeau, cette fois-ci en Ontario. À Peterborough, il avait répondu en anglais à une question posée en français.

Un rapport préliminaire du commissariat sur les quelque 60 plaintes reçues sera publié dans les prochaines semaines.

M. Shea a toutefois qualifié le geste de M. Trudeau de «courtois» et pour lui, «cette affaire est classée».




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