Décret de Trump: le NPD réclame un débat d'urgence aux communes

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Des manifestants contestent le décret imposant des restrictions migratoires aux États-Unis.

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(OTTAWA) Le NPD réclame la tenue d'un débat d'urgence à la Chambre des communes sur la réponse que doit donner le gouvernement canadien au décret adopté par le président américain Donald Trump interdisant aux ressortissants de sept pays mulsulmans d'entrer aux États-Unis.

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La porte-parole du NPD en matière d'immigration, réfugiés et citoyenneté, Jenny Kwan, a réclamé la tenue d'un débat d'urgence.

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La porte-parole du NPD en matière d'immigration, réfugiés et citoyenneté, Jenny Kwan, a expédié une lettre en ce sens au président de la Chambre des communes, Geoff Regan, réclamant la tenue d'un tel débat d'urgence.

La Chambre des communes reprend ses travaux lundi après un congé parlementaire d'un mois. L'avenir des relations canado-américaines occupera assurément une large place dans les débats parlementaires. Le président devrait rendre sa décision quant à la justesse de tenir un tel débat sur les répercussions du décret présidentiel dès lundi.

« Cette interdiction aura des répercussions désastreuses pour des milliers d'innocents voyageurs, des familles et leurs proches, des étudiants, des gens d'affaires, en fait des voyageurs de toutes sortes, mais aussi, ce qui est encore plus troublant, pour des hommes, femmes et enfants qui cherchent asile et fuient la persécution », a déclaré Mme Kwan, la députée de Vancouver Est, dans un communiqué de presse.

« On ne sait pas exactement combien de personnes vivant au Canada sont touchées par cette interdiction, mais des centaines de milliers de Canadiens possédant la double citoyenneté, ainsi que ceux qui sont nés dans les pays visés par l'interdiction, sont extrêmement préoccupés par ces développements. De plus, d'autres citoyens, comme les résidents permanents, pourraient aussi être gravement touchés par cette mesure», a-t-elle ajouté.

Dans la foulée de l'adoption du décret présidentiel interdisant aux ressortissants de sept pays - Iran, Irak, Yémen, Somalie, Libye, Syrie, Soudan - d'entrer aux États-Unis, le premier ministre Justin Trudeau a affirmé que le Canada demeurera une terre d'accueil pour les réfugiés qui fuient la guerre et la persécution.

« À ceux qui fuient la persécution, la terreur et la guerre, sachez que le Canada vous accueillera indépendamment de votre foi. La diversité fait notre force »,  a écrit M. Trudeau sur son compte Twitter samedi. Sa déclaration a été reprise par le New York Times et la BBC, entre autres médias étrangers.

M. Trudeau a aussi publié une photo de lui accueillant une famille de réfugiés syriens à l'aéroport international Lester B. Pearson de Toronto en décembre 2015. En tout, le Canada a accueilli plus de 35 000 réfugiés syriens jusqu'ici, soit presque deux fois plus que le nombre de réfugiés syriens acceptés par les États-Unis.

Le gouvernement Trudeau a demandé des explications au conseiller en matière de sécurité nationale du président Trump, Michael Flynn, afin de savoir si le décret adopté la semaine dernière touchait les Canadiens qui détiennent la double citoyenneté.

« Le conseiller à la sécurité nationale Flynn a confirmé que les détenteurs de passeports canadiens, incluant ceux ayant une double citoyenneté, ne seront pas affectés par l'interdiction. Nous avons reçu l'assurance que les citoyens canadiens voyageant avec un passeport canadien seront traités selon le processus habituel », a indiqué Kate Purchase, la directrice des communications du premier ministre.

Elle a ajouté que les hauts fonctionnaires canadiens continuent d'obtenir des éclaircissements quant à la portée réelle du décret.

« Les hauts fonctionnaires poursuivent leur travail visant à obtenir des éclaircissements pour les Canadiens auprès du Département américain de la Sécurité intérieure (US Department of Homeland Security) et le Département américain des Transports (US Department of Transportation), ainsi que d'autres partenaires gouvernementaux. Le premier ministre a chargé son conseiller à la sécurité nationale, Daniel Jean, qui a été en communication au cours de la journée avec le conseiller à la sécurité nationale américain Flynn, d'obtenir davantage d'éclaircissements.

Mais la députée Kwan juge ces assurances incomplètes. Elle a fait valoir que toute exemption accordée aux détenteurs d'un passeport canadien ne réduirait en rien les répercussions sur d'autres personnes vivant au Canada, comme les résidents permanents.

« On ne peut pas tolérer une interdiction contre des personnes qui est basée sur la race, la religion ou le pays de naissance, telle que celle mise en place par notre voisin immédiat. Les Canadiens ont à coeur leur rôle de citoyens du monde et défenseurs des droits humains; à titre de représentants élus de nos concitoyens, nous avons le devoir de réagir face à ces événements extraordinaires. »




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