PCC: le débat met en relief la faiblesse de certains candidats en français

Les candidats à la course à la direction... (Photo Andrew Vaughan, La Presse canadienne)

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Les candidats à la course à la direction du PCC Michael Chong, Erin O'Toole et Andrew Scheer

Photo Andrew Vaughan, La Presse canadienne

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le premier débat bilingue entre les candidats à la chefferie conservatrice met en relief les difficultés de certains candidats à maîtriser la langue de Molière.

Dès le début de la joute oratoire, il était évident que les députés Lisa Raitt, Kellie Leitch, Deepak Obhrai et Brad Trost peinent à s'exprimer en français.

Les candidates Raitt et Leitch, en particulier, ont bien tenté d'injecter un peu de français dans leurs réponses en lisant des déclarations préparées dans un cartable posé sur leur lutrin.

Mais malheureusement pour eux, le résultat était la plupart du temps inintelligible.

«Certains de mes collègues vont devoir pratiquer un peu et être meilleur qu'ils étaient ce soir», a soutenu le candidat Maxime Bernier en point de presse à l'issue du débat.

«Vous avez vu comme moi, il y en a certains qui devaient avoir leurs notes pour pouvoir s'exprimer en français», a-t-il souligné.

La présence de 14 personnes sur scène fait en sorte que le format du débat était, comme le précédent, plutôt rigide, laissant peu de place aux échanges et confrontations entre candidats.

La seule attaque un peu corsée est venue de Maxime Bernier, qui y est allé d'une attaque préparée contre sa rivale Kellie Leitch.

«Nous n'avons pas les mêmes problèmes que les États-Unis avec les immigrants illégaux. Je ne sais pas pourquoi Mme Leitch joue une espèce de version karaoké de Donald Trump au Canada», a-t-il lâché à l'intention de la députée ontarienne.

Celle-ci a été comparée au président désigné des États-Unis depuis le début de cette course à la direction, tout particulièrement avec sa proposition de filtrer les «valeurs anticanadiennes» chez les immigrants.

Les candidats étaient invités à se prononcer sur une variété de thèmes, du système de justice criminelle à l'emploi en passant par le projet d'oléoduc Énergie Est. Sur cette question, l'unanimité régnait: le feu vert doit être donné au pipeline, ont-ils tour à tour martelé.

Le député Steven Blaney a invité Justin Trudeau à «enlever ses doigts collants des processus d'évaluation des projets techniques», tandis que l'ancien député Chris Alexander a promis qu'il parlerait d'Énergie Est «tous les jours» s'il est élu chef de l'opposition officielle.

Le débat s'est amorcé à 18 h 30, heure normale de l'Est, et il a duré environ deux heures. Les candidats répondaient ensuite aux questions des journalistes.

La prochaine joute oratoire, qui se déroulera exclusivement en français, aura lieu le 17 janvier à Québec. Les conservateurs éliront leur prochain chef le 27 mai.




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