Kellie Leitch tire ses adversaires sur le terrain des «valeurs canadiennes»

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La candidate à la direction du Parti conservateur, Kellie Leitch

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La Presse Canadienne
OTTAWA

La candidate à la direction du Parti conservateur Kellie Leitch tente de tirer ses adversaires et ses collègues du caucus sur le terrain des «valeurs canadiennes».

La députée ontarienne a une fois de plus défendu son idée d'interroger les nouveaux arrivants sur leur adhésion réelle aux valeurs canadiennes, comme la tolérance religieuse et l'égalité homme-femme.

«Il s'agit de protéger les valeurs canadiennes. Les gens qui croient que les femmes sont une propriété, qu'elles peuvent être battues, achetées ou vendues ou qui croient que les gais ou les lesbiennes devraient être lapidés en raison de qui ils aiment, ne partagent pas mes opinions, donc les valeurs canadiennes de base», a-t-elle expliqué en entrevue avec La Presse canadienne.

D'autres aspirants-chefs - ainsi que la chef intérimaire Rona Ambrose - se sont prononcés contre l'idée dans la dernière semaine et les discussions devraient se poursuivre derrière des portes closes au caucus conservateur qui se tiendra la semaine prochaine à Halifax.

Selon le stratège conservateur Jason Lietaer, il est clair que l'équipe de Mme Leitch croit tenir une idée gagnante - même si elle est probablement inapplicable - et tente de forcer les autres candidats à se positionner, afin de démarquer clairement les deux camps.

Son équipe de campagne a cité par exemple le cas du blogueur américain «Roosh V». Les conservateurs avaient demandé plus tôt cette année au gouvernement libéral de refuser l'entrée au pays de cet antiféministe notoire, aux déclarations provocantes.

Le directeur de campagne de Mme Leitch, Nick Kouvalis, l'a rappelé sur les médias sociaux dans une série de messages où il invitait les autres candidats à se mouiller. M. Kouvalis a refusé de commenter davantage.

Le candidat Michael Chong a été le premier à réagir à la proposition, la semaine dernière, accusant Mme Leitch de jouer sur des sous-entendus - une technique appelée «dog-whistle politics» qui consiste à utiliser des mots codés qui n'auront aucune résonnance chez la plupart des gens, mais qui véhiculent un message souvent hostile pour cibler un certain électorat.

Maxime Bernier a quant à lui suggéré qu'il fallait offrir des occasions économiques aux immigrants pour mieux les intégrer dans la société.

Deepak Obhrai a pour sa part qualifié cette idée d'insulte aux immigrants.

D'autres candidats, comme Tony Clement, ont refusé de se prononcer. M. Clement a affirmé qu'il voulait se concentrer sur sa propre campagne.

«Tentant...mais je vais décliner poliment», a écrit Peter MacKay dans un courriel. L'ex-ministre n'a pas encore annoncé sa décision quant à une possible candidature dans la course conservatrice.

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