Intégration des réfugiés syriens: des sénateurs veulent plus d'action

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Le sénateur libéral Jim Munson affirme qu'il faut «en faire davantage pour régler les problèmes concrets et très urgents qui se pointent à l'horizon».

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
OTTAWA

Signalant «l'urgence de la situation», un groupe de sénateurs presse le gouvernement libéral d'en faire plus pour l'intégration des quelque 28 000 réfugiés syriens au Canada.

Les membres du Comité sénatorial des droits de la personne soutiennent ne pas pouvoir attendre le dépôt de leur rapport sur l'intégration de ces nouveaux venus, l'automne prochain. Lundi, ils ont présenté une liste de six recommandations qui pourraient être étudiées à court terme.

Les sénateurs proposent notamment à Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada de rendre la formation linguistique en français ou en anglais disponible aux réfugiés dès leur arrivée au pays et de fournir un service de garde à leurs enfants, afin de les libérer pour qu'ils puissent assister aux cours.

Les délais qui prévalent avant que les réfugiés aient accès à des cours de langue ont été critiqués par certains groupes d'accueil.

Le comité demande également l'accélération du traitement du versement des prestations fiscales pour enfants, alors que les réfugiés sont généralement dans une situation financière précaire lorsqu'ils foulent le sol canadien.

Il suggère par ailleurs de radier les dettes que certains réfugiés - arrivés avant le 4 novembre 2015 - ont contractées pour leur permettre de faire le voyage au Canada. Depuis cette date, Ottawa ramasse la facture des frais de transport des réfugiés syriens sélectionnés au Liban, en Jordanie et en Turquie. L'addition peut grimper jusqu'à 10 000 $.

Enfin, les sénateurs insistent sur l'importance d'établir un «plan d'action» en matière de santé mentale et une stratégie spécifique pour l'intégration des jeunes.

Dans un communiqué, le président du comité, le sénateur libéral Jim Munson, affirme qu'il faut «en faire davantage pour régler les problèmes concrets et très urgents qui se pointent à l'horizon».

La sénatrice conservatrice Salma Ataullahjan renchérit en rappelant que les réfugiés arrivent au Canada avec bien peu de moyens financiers. «Le gouvernement a le pouvoir d'établir des programmes qui (allégeront) leur fardeau financier déjà très lourd. Nous espérons qu'il agira rapidement afin d'assurer le succès du programme de réinstallation», a-t-elle noté.

Le comité sénatorial a visité des organismes qui donnent un coup de pouce aux réfugiés à Toronto et Montréal, et recueilli les témoignages de réfugiés fraîchement arrivés au pays. Il s'est donné le mandat d'étudier «les facteurs qui mènent à une intégration réussie».

Entre le 4 novembre 2015 et le 26 juin 2016, 28 640 réfugiés syriens ont mis les pieds au Canada, et le gouvernement fédéral continue de traiter des demandes.

Dans une déclaration transmise par courriel, le ministre de l'Immigration, John McCallum, a indiqué attendre avec impatience le rapport complet du comité cet automne.

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