Les libéraux ont supprimé les résultats de recherche Google menant à Harper

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L'ancien premier ministre du Canada, Stephen Harper

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La Presse Canadienne
OTTAWA

La députée conservatrice Candice Bergen s'insurge du fait que le gouvernement ait fait retirer dans les résultats de recherche sur Google des dizaines de pages web concernant les années de Stephen Harper comme premier ministre, mais les libéraux affirment qu'il s'agit d'une simple mise à jour technique de routine.

«Le site Internet du premier ministre ne lui appartient pas et il ne peut en disposer comme bon lui semble: il appartient aux Canadiens», a lancé Mme Bergen jeudi aux Communes.

Le Bureau du Conseil privé - le «ministère du premier ministre» - a commencé à demander à Google de retirer des résultats de recherche liés à M. Harper dès l'assermentation du gouvernement Trudeau, le 4 novembre. Il a poursuivi ses requêtes jusqu'en janvier dernier, révèlent des documents demandés par la députée Bergen et déposés aux Communes.

Le Conseil privé explique que les fonctionnaires demandent ces suppressions pour que les recherches sur Internet mènent aux plus récents résultats. Par ailleurs, tous ces documents n'ont pas été détruits ou effacés: ils demeurent accessibles auprès de Bibliothèque et Archives Canada, a assuré aux Communes le président du Conseil du Trésor, Scott Brison.

Personne ne souhaite voir M. Harper sombrer dans l'oubli, a assuré M. Brison, provoquant des éclats de rire au sein des banquettes libérales. Mais «les Canadiens s'attendent à obtenir l'information la plus à jour et la plus exacte possible lorsqu'ils font une recherche sur Internet».

Dans un communiqué, Google indique qu'elle souhaite seulement que les recherches par l'entremise de son moteur mènent aux versions les plus récentes des sites Internet.

Journal vidéo de M. Harper

Les demandes de suppression des résultats de recherche sur Google couvrent notamment les billets publiés quotidiennement par le premier ministre Harper et son journal vidéo, mais aussi les communiqués de presse diffusés dans les deux langues officielles.

Le 9 novembre, le Bureau du Conseil privé a demandé à Google de supprimer de ses index toutes les pages publiées dans le domaine du premier ministre du Canada avant l'arrivée du nouveau gouvernement, mais l'entreprise n'offre pas ce service. En janvier, d'autres demandes ont été faites pour supprimer année après année le passage de Stephen Harper. Le gouvernement indique aujourd'hui que ces pages n'affichent plus de résultats de recherche concernant l'ex-premier ministre conservateur.

Au total, le Bureau du Conseil privé a demandé 51 fois à Google de supprimer les résultats de recherche liés à M. Harper. Le Bureau du Conseil privé précise encore que ce matériel a été sauvegardé et peut être consulté dans les archives.

«Cette application est disponible depuis avril et un hyperlien a été ajouté au site Internet du Bureau du Conseil privé», a indiqué Raymond Rivet, directeur aux affaires ministérielles et médiatiques du Bureau.

Quelques autres agences ou ministères ont aussi demandé à Google de supprimer certains résultats de recherche. Par exemple, la Gendarmerie royale du Canada a demandé que l'on supprime certains communiqués de presse parce que des accusations avaient été abandonnées ou qu'une ordonnance de non-publication avait été prononcée par le tribunal.

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