La commissaire à l'éthique a repris son enquête sur Nigel Wright

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Le rapport annuel de Mary Dawson, déposé jeudi au parlement, souligne que «l'enquête sur Nigel Wright a recommencé au début du mois de juin 2016».

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Bruce Cheadle
La Presse Canadienne
OTTAWA

La commissaire fédérale à l'éthique Mary Dawson a discrètement repris son enquête sur l'ex-chef de cabinet de Stephen Harper, Nigel Wright, au sujet du chèque secret de 90 000 $ qu'il a remis au sénateur Mike Duffy.

Son rapport annuel, déposé jeudi au parlement, souligne que «l'enquête sur Wright a recommencé au début du mois de juin 2016». Le document n'offre pas plus de détail.

M. Wright a été au coeur d'un scandale qui a secoué le précédent gouvernement conservateur, mais aucune accusation n'a été déposée contre lui.

La commissaire avait temporairement suspendu son enquête sur l'ancien bras droit du premier ministre en juin 2013 en raison de l'enquête lancée par la Gendarmerie royale du Canada, qui a mené au dépôt de 31 accusations criminelles contre Mike Duffy, incluant un chef selon lequel le sénateur nommé par M. Harper aurait accepté un pot-de-vin.

Plus tôt au printemps, un juge a acquitté M. Duffy de toutes les accusations portées contre lui dans un jugement cinglant qui montrait du doigt le bureau du premier ministre.

Le juge Charles Vaillancourt a tranché en avril que Mike Duffy n'était «qu'une pièce parmi d'autres sur l'échiquier» et a décrit le comportement d'employés supérieurs du bureau du premier ministre comme étant «inacceptable dans une société démocratique».

M. Wright, qui a démissionné du bureau du premier ministre et est retourné au secteur privé en mai 2013, n'a pas été accusé d'avoir offert un pot-de-vin à M. Duffy, bien qu'il ait admis avoir signé un chèque personnel au sénateur pour qu'il rembourse des réclamations de dépenses contestées et enterre une affaire potentiellement embarrassante pour le gouvernement Harper.

La commissaire fédérale à l'éthique peut enquêter sur des allégations de malversation en vertu de la Loi sur les conflits d'intérêts et le Code régissant les conflits d'intérêts des députés, mais n'a que peu de pouvoir sauf celui d'identifier publiquement les contrevenants.

Le cas de M. Wright est cité dans le rapport annuel de Mme Dawson parmi les autres affaires reportées de l'année dernière, tout comme son enquête sur l'ex-conseiller de M. Harper, Bruce Carson, qui a vu son enquête en matière d'éthique suspendue pendant les procédures judiciaires pour lobbyisme illégal et trafic d'influence.

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