Trudeau refuse de dire si son gouvernement envisage de sanctionner Kevin Vickers

Kevin Vickers a maîtrisé un manifestant lors d'une... (Photo Brian Lawless, Reuters)

Agrandir

Kevin Vickers a maîtrisé un manifestant lors d'une cérémonie à Dublin, suscitant l'émoi des experts en sécurité et en diplomatie.

Photo Brian Lawless, Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
La Presse Canadienne
WINNIPEG

Le premier ministre Justin Trudeau a refusé de dire si son gouvernement envisageait l'idée de sanctionner l'ambassadeur canadien qui a rudoyé un manifestant la semaine dernière.

L'ambassadeur du Canada en Irlande, Kevin Vickers, a maîtrisé un manifestant lors d'une cérémonie à Dublin, suscitant l'émoi des experts en sécurité et en diplomatie.

M. Vickers, l'ancien sergent d'armes de la Chambre des communes, était devenu célèbre pour avoir neutralisé le tireur qui avait fait irruption au parlement en 2014.

Au congrès du Parti libéral à Winnipeg, samedi, M. Trudeau a commenté très brièvement l'affaire.

Lorsqu'un journaliste lui a demandé s'il considérait la possibilité de rappeler l'ambassadeur, le premier ministre a répondu qu'il était facile de juger les gestes que les gens font dans des situations inattendues.

Il a toutefois ajouté que les Canadiens s'attendaient à ce que les diplomates fassent de bons choix et qu'ils représentent bien leur pays.

L'incident est survenu à la cérémonie pour honorer les soldats britanniques morts pendant l'insurrection de Pâques en 1916, qui avait aussi coûté la vie à 450 Irlandais républicains.

Un porte-parole du ministère irlandais des Affaires étrangères a relaté qu'un manifestant avait perturbé la cérémonie lorsque «l'ambassadeur Vickers a réagi instinctivement pour éviter une intrusion de l'individu». Des images de l'évènement montrent M. Vickers pourchassant le manifestant, le retenant, pour ensuite le laisser aller.

L'ambassadeur canadien est ensuite retourné à la cérémonie pendant que le manifestant, Brian Murphy, était arrêté par la police.

Ce dernier, qui est responsable d'un centre communautaire et pour les jeunes de Dublin, a expliqué à La Presse Canadienne qu'il ne représentait pas une menace, mais il apprécie comment l'incident international a contribué à la sensibilisation au républicanisme irlandais.

L'association «Irish Republican Prisoner Welfare Association» pour laquelle milite M. Murphy a demandé des excuses de la part du gouvernement canadien et le «retrait immédiat» de M. Vickers en tant qu'ambassadeur du Canada en Irlande.

Vendredi, le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion n'avait pas voulu commenter la nouvelle.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer