Ottawa veut une frontière plus fluide

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Quelque 2 milliards de dollars de marchandises traversent la frontière canado-américaine chaque jour.

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(Ottawa) Le ministre fédéral des Transports Marc Garneau part aujourd'hui en mission à Washington. Son objectif: rappeler à ses homologues américains l'importance d'assurer une meilleure fluidité à la frontière entre le Canada et les États-Unis afin de consolider la plus importante relation commerciale au monde.

Quelque 2 milliards de dollars de marchandises traversent la frontière canado-américaine chaque jour, a rappelé le ministre Garneau dans une entrevue accordée à La Presse avant de rencontrer le secrétaire américain aux Transports Anthony Foxx et le secrétaire à la Sécurité intérieure Jeh Johnson.

M. Garneau rencontrera MM. Foxx et Johnson étant donné que les questions de transports ont aujourd'hui, plus que jamais, une dimension de sécurité entre les deux pays depuis les attentats terroristes du 11 septembre 2001.

Il s'agira de la première visite officielle de M. Garneau dans la capitale américaine depuis sa nomination comme ministre des Transports par le premier ministre Justin Trudeau.

Durant sa rencontre avec M. Foxx, demain, M. Garneau souhaite jeter les bases d'une plus grande harmonisation des règlements qui s'appliquent à la fois à l'industrie du camionnage et au transport de marchandises par train.

«Il y a des règlements pour les camions. Il y a aussi des règlements pour les trains. C'est dans notre intérêt mutuel d'avoir des règles qui sont complètement semblables ou presque semblables, sinon cela pose des difficultés dans le sens qu'il y a moins de camionneurs qui sont capables de satisfaire aux normes des deux pays», a expliqué le ministre Garneau.

«C'est la relation bilatérale économique la plus importante au monde. [...] Si on est capables de rendre cela aussi fluide que possible, c'est dans notre intérêt mutuel. Je pense que M. Foxx va être d'accord. C'est en gros le message que j'ai à lui livrer» a-t-il ajouté.

Le point sur l'accord de principe de prédédouanement 

Durant sa rencontre avec le secrétaire à la Sécurité intérieure Jeh Johnson, également demain, le ministre Garneau compte faire le point sur l'accord de principe de prédédouanement conclu l'an dernier par l'ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper et l'administration démocrate de Barack Obama.

Cet accord de principe permettrait de traverser la frontière américaine par voie terrestre, ferroviaire ou maritime plus facilement à certains endroits. Il permettrait aussi aux agents frontaliers de traverser d'un pays à l'autre avec leur arme à feu.

Cette entente, qui n'a pas encore été ratifiée par le Parlement canadien ou le Congrès américain, ferait en sorte que des douaniers du pays hôte seraient postés dans le pays voisin de manière à pouvoir interroger les voyageurs qui s'apprêtent à franchir la frontière.

À l'heure actuelle, il existe un centre de prédédouanement dans huit aéroports du pays, soit Montréal, Ottawa, Toronto, Calgary, Edmonton, Halifax, Vancouver et Winnipeg. Ces centres ont été aménagés après la conclusion de l'accord Par-delà la frontière en 2011 par les deux pays. Ainsi, un voyageur qui prend un vol à l'un de ces aéroports peut se rendre à n'importe quelle destination aux États-Unis, même celles qui n'ont pas de poste douanier, parce qu'il a été interrogé par un douanier américain en sol canadien avant son départ.

De nouveaux centres pourraient être ouverts si l'accord conclu l'an dernier est ratifié par les deux capitales. L'aéroport international Jean-Lesage de Québec et l'aéroport Billy Bishop de Toronto pourraient être du nombre. Parce que ces deux aéroports n'ont pas de centre de prédédouanement, les voyageurs sont tenus de se rendre à un aéroport américain où on trouve un poste douanier. Les destinations sont donc très limitées.

«Il y a eu un accord qui a été signé entre le Canada et les États-Unis l'an dernier. Mais on est un nouveau gouvernement. On examine présentement l'accord. Je veux demander à M. Johnson si l'accord que les États-Unis ont signé est toujours la base. Si tel est le cas, on va soumettre cela au Parlement. Les États-Unis doivent aussi le soumettre au Congrès», a précisé M. Garneau.

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