Les ministres débattront «très bientôt» de l'intervention contre l'EI

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Le groupe État islamique

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Le groupe État islamique

Après avoir fait d'importants gains en Syrie face aux troupes d'Assad, les djihadistes de l'EI ont pris l'Irak d'assaut s'emparant d'importants pans du pays, dont la deuxième ville, Mossoul. Une offensive visant à créer un État islamique en pays sunnite, à cheval sur l'Irak et la Syrie. »

Murray Brewster
La Presse Canadienne

Le conseil des ministres fédéral devrait débattre «très bientôt» de l'étendue de la nouvelle intervention canadienne contre le groupe armé État islamique. La latitude à accorder aux militaires qui iront entraîner les troupes locales sera vraisemblablement le sujet qui risque de plus alimenter les discussions.

Le ministre de la Défense Harjit Sajjan doit aussi présenter à ses collègues un échéancier pour la fin des frappes aériennes canadiennes dans cette région et le retour des CF-18 au pays, selon diverses sources.

Le premier ministre Justin Trudeau avait promis, l'automne dernier, de renforcer les missions d'entraînement. Il envisageait entre autres d'envoyer des renforts aux 69 membres des forces spéciales déjà déployés dans cette région.

Le conseil des ministres étudiera une série de scénarios prévoyant l'envoi de 150 à 300 militaires. Selon des experts en défense, cela signifie que le gouvernement a l'intention d'envoyer des conseillers militaires conventionnels.

Mais au-delà de la simple question des effectifs, les experts se demandent quelles seront les limites de l'intervention canadienne. Le mandat des conseillers leur permettra-t-il d'accompagner les troupes formées sur le front ou de guider les frappes aériennes ?

Le ministre Sajjan a dit lundi croire au «succès de la présente intervention», ajoutant que les élus devront prévoir comment évoluera le conflit au cours de la prochaine année avant de prendre une décision. Refusant de préciser sa pensée, il s'est contenté de dire que les troupes auraient toujours le droit de se défendre.

Steve Day, un ancien officier des forces spéciales, dit avoir confiance en M. Sajjan. Celui-ci, assure-t-il, comprend les risques d'un combat. Toutefois, M. Day se montre moins confiant envers les collègues du ministre de la Défense.

«Il (M. Sajjan) a déjà été sur le front. Il sait ce qui doit être fait, affirme l'expert. Je ne suis pas aussi confiant au sujet des autres ministres qui ne peuvent pas avoir la moindre notion de ce qui peut survenir sur un front».

Dave Perry, de l'Institut canadien des affaires mondiales, rappelle que les libéraux avaient réagi nerveusement lorsqu'on a appris l'an dernier que des coups de feu avaient été échangés entre des militaires canadiens et des combattants du groupe État islamique.

«J'espère que ce gouvernement, quoi qu'il fasse, prendra le temps de faire ce que le gouvernement précédent n'a pas fait: annoncer quel sera l'objectif principal de l'intervention et dire ce qui pourrait arriver.»

D'autres sources ont indiqué que la prochaine intervention canadienne comprendrait une importante aide humanitaire, comme l'a laissé entendre M. Sajjan à de nombreuses reprises.

Le porte-parole conservateur en matière de défense, James Bezan, a accusé les libéraux d'abandonner les alliés du Canada, ce que nie le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion. Celui-ci soutient qu'au contraire, les mesures que prendra le Canada renforceront la coalition combattant le groupe État islamique.

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